C'est vous qui le dites

1 femme sur 4 est victime de violences au sein de son couple : comment répondre à la demande de l’OMS ?

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17 févr. 2022 à 10:51Temps de lecture2 min
Par C'est vous qui le dites

Une femme sur 4 est victime de violences au sein de son couple, et ce dès l’âge de 15 ans. C’est l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé qui tire la sonnette d’alarme à propos des violences physiques et sexuelles au sein du couple. L’OMS rappelle qu’il est urgent et essentiel de prévenir la violence dans le couple.

Comment répondre à la demande de l’OMS ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

© lofilolo – Getty Images

"J’étais consciente de subir des violences, mais je restais pour mes enfants"

Christine, une auditrice de Waterloo, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "C’est à l’école que le travail doit être fait : il faut prendre le problème à la base et expliquer aux plus jeunes que ce n’est pas normal. Ensuite, il y a un travail à faire au niveau de la police qui ne prend pas au sérieux les plaintes. J’ai été plusieurs fois mal accueillie par la police. La première fois que j’ai osé l’appeler, on m’a répondu "si vous portez plainte, on va vous retirer vos enfants", donc je n’ai plus osé porter plainte. Un peu plus tard, mon ex-mari m’a percé le tympan et le médecin m’a dit qu’il fallait aller voir la police. J’étais consciente de subir des violences, mais je restais pour mes enfants."

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"Il faut partir dès la première dispute"

Depuis Herstal, Nucia témoigne : "J’ai vécu 12 ans avec une personne violente. Chaque fois qu’il y avait une grosse dispute et que je partais, il revenait en promettant qu’il allait changer. C’est souvent comme ça. J’ai réussi à m’en sortir lorsque j’ai eu une fracture du bras, des points de suture à la mâchoire et au bras gauche et que la police est intervenue. Il a alors fait 24 heures de prison, le juge de paix est intervenu et maintenant il ne peut plus m’approcher. Il faut partir dès la première dispute, j’étais tellement amoureuse que j’espérais qu’il changerait."

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Catherine

Le débat se termine avec l’histoire de Catherine à Namur : "Je pense qu’il faut absolument informer tout le monde. J’ai été victime de violences conjugales pendant 26 ans sans m’en rendre compte. Je devais dire oui à tout et quand j’ai dit non, tout a commencé. La vérité est tombée un jour où je suis partie. J’ai porté plainte plusieurs fois, mais la justice ne bouge pas. Je vivais pour mes enfants et pour lui."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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