Cyclisme Mondiaux

12 médailles en 5 ans : après des années difficiles, le contre-la-montre a désormais la cote en Belgique

Remco Evenepoel

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21 sept. 2022 à 09:52 - mise à jour 21 sept. 2022 à 09:52Temps de lecture2 min
Par Giovanni Zidda avec Martin Weynants et Jérôme Helguers

La Belgique du contre-la-montre a le vent en poupe. Si dans les courses en ligne nos couleurs n’ont jamais vraiment cessé de briller, les épreuves chronométrées sont récemment devenues des rendez-vous de prédilection pour nos coureurs.

Aux Mondiaux de Wollongong actuellement en cours, la Belgique a ramené trois médailles, celle de bronze de Remco Evenepoel dans l’épreuve élite messieurs, celle d’argent d’Alec Segaert dans l’épreuve U23 et une nouvelle en bronze pour Febe Jooris chez les dames juniors (1ère médaille mondiale de l'histoire pour une dame belge)

Pluie de médailles depuis 2018

Victor Campenaerts, en bronze aux Mondiaux d’Innsbruck en 2018.
Victor Campenaerts, en bronze aux Mondiaux d’Innsbruck en 2018. © Tous droits réservés

Des résultats qui confirment une belle tendance pour le cyclisme belge ces dernières années. Nos représentants ont en effet ramené 12 médailles des Mondiaux lors des cinq dernières années (depuis 2018). Derrière les locomotives Remco Evenepoel (4 médailles) et Wout van Aert (2 médailles), Victor Campenaerts, Brent Van Moer, Florian Vermeersch, Alec Segaert (2X) et Febe Jooris ont été capables de scorer dans les différentes catégories.

Et dire qu’entre 1994 (année de l’introduction des CLM aux Mondiaux) et 2017, la Belgique n’avait récolté que trois médailles (d’or) avec Jurgen Van Den Broeck (2001) et Igor De Craene (2013) en juniors et Dominique Cornu (2006) chez les U23.

Le contre-la-montre, une spécialité sur laquelle on mise à la fédération

Pour Frederik Broché, directeur technique de Belgian Cycling, ces résultats ne sont pas le fruit du hasard mais bien du travail effectué ces dernières années.

"Il y a plusieurs facteurs qui entrent en ligne de compte mais cela fait plus de dix ans déjà qu’on travaille pour les contre-la-montre à la fédération", explique Broché au micro de Jérôme Helguers, notre envoyé spécial en Australie.

Comme elle le fait déjà avec son programme destiné aux grimpeurs, la fédération s’est organisée pour détecter et former les meilleurs spécialistes de la discipline.

"Chaque année, on organise des compétitions contre-la-montre pour voir les coureurs à l’oeuvre, pour identifier les talents. On les regroupe, on sélectionne les meilleurs et on observe ces qu’ils font. Le rythme auquel ils roulent, leur façon de s’entraîner, de s’échauffer, leur position sur le vélo… Après cela, on travaille avec eux et on leur donne des conseils. Sur la position notamment, c’est très important. Si c’est nécessaire, on les aide aussi avec le matériel."

Les résultats commencent à se voir au niveau mondial et le contre-la-montre séduit de plus en plus les coureurs. "Il y a quelques années, on a eu Victor Campenaerts (ancien recordman de l’heure) qui a montré la voie. On voit déjà depuis quelques années que les coureurs sont intéressés par cette spécialité. Ils ont envie de s’essayer. Chez les Dames, Lotte Kopecky voulait faire le contre-la-montre pour la première fois. Quand on voit ça et les résultats de Wout ou Remco, c’est une bonne inspiration pour les jeunes", se réjouit Frederik Broché.

La fédération et les supporters belges attendent désormais la cerise sur le gâteau : un titre mondial que la Belgique n’est jamais parvenue à décrocher chez les élites, messieurs et dames confondus.

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