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Politique

1er mai du MR : pour doper l’emploi, il faut baisser la fiscalité qui pèse sur le travail, plaide Georges-Louis Bouchez

01 mai 2022 à 11:00 - mise à jour 01 mai 2022 à 14:41Temps de lecture3 min
Par Fabien Van Eeckhaut avec Belga

Après deux années en virtuel pour cause de covid comme pour tous les autres partis, le MR célèbre aussi ce 1er mai cuvée 2022 en présentiel, grand retour des militants en congrès et premier 1er mai en présentiel pour le président des libéraux francophones, Georges-Louis Bouchez. Les Bleus après Jodoigne (pendant près de 20 ans) ou Court-Saint-Etienne, ont délaissé cette fois le Brabant wallon pour la province de Liège. Rendez-vous était fixé à partir de 10 heures à Herstal, sur le site des anciens ateliers des A.C.E.C., haut lieu de l’industrie très symbolique pour une fête des travailleurs… en terre socialiste. "En tant que formation politique, je pense que nous devons aller là où nous n’avons pas assez convaincu. Là où on ne nous fait pas confiance. Ces territoires ont besoin de libéralisme […]. Les anciens bassins industriels wallons n’ont pas vocation à être des terres de chômage, où il y a moins d’insertion sociale, un taux d’emploi faible, des résultats scolaires médiocres. Les gens qui y vivent ne doivent pas baisser les bras mais regarder l’avenir avec enthousiasme car les solutions libérales les sortiront de la précarité et des difficultés", a justifié le président libéral francophone dans un discours suivi notamment par son homologue de l'Open Vld Egbert Lachaert et le président du conseil européen, son prédécesseur Charles Michel.

Après un petit mot de soutien à Sophie Wilmès (longuement applaudie par les centaines de militants présents), évitant toute attaque directe envers ses adversaires politiques, Georges-Louis Bouchez a plutôt rappelé les propositions avancées ces derniers jours pour augmenter le pouvoir d’achat, "le pouvoir de choix". Le MR a plaidé dimanche à l’occasion de la fête du 1er mai pour une baisse de la fiscalité sur le travail afin de stimuler le taux d’emploi, que le MR veut voir atteindre 80% d’ici 2030 : "L’Etat doit arrêter de donner des chèques ? Les gens veulent vivre dignement des fruits de leur travail et décider à quoi ils affectent leur budget. Notre priorité est donc la réforme fiscale, la baisse des impôts". Il a ainsi cité sa proposition de relever la quotité exemptée d’impôts de 9000 à 12.000 euros, son idée de capital jeunes, la pension minimale pour tous ou encore en appliquant une fiscalité "plus favorable à ceux qui se lèvent tôt tous les matins pour aller travailler et bâtir notre pays". La manière de financer cela, selon le MR, étant d’arriver à augmenter le taux d’emploi, via enseignement, formation, et politique renforcée d’activation des demandeurs d’emploi.

"La Belgique étouffe sous la fiscalité !"

Et Georges-Louis Bouchez de poursuivre : "Nous ne parlons pas de taxes, taxes, taxes. Notre pays doit diminuer la fiscalité. Quand j’entends ceux qui veulent augmenter les taxes, je me demande s’ils savent réellement dans quel pays ils vivent", a lancé le Montois en pointant les différences de taux d’imposition pratiqués entre la Belgique, la France ou l’Allemagne. Le MR repousse toujours les appels (de la gauche socialiste, écologiste, voire CD&V) à augmenter la fiscalité sur les hauts patrimoines. "Les slogans sont vides de sens : ne vous leurrez pas ! La taxation de prétendus 'riches', c’est en réalité la taxation des classes moyennes ! C’est la taxation de ceux qui, à force d’avoir travaillé toute leur vie, ont pu s’acheter un deuxième appartement, voire, sacrilège !, un troisième !".

Avant de clôturer sur la question du sens de l’engagement politique. "Face à la montée des populismes ou des extrémismes et des radicalismes religieux, il faut relever […] le défi de changer la façon de faire de la politique. Ce n’est pas la politique qui n’intéresse plus, mais la manière dont on la fait. Le monde politique et médiatique passe son temps à se parler à lui-même, sur les attitudes et comportements des uns et des autres. Ce que la population attend, c’est qu’on résolve ses problèmes, pas qu’on joue à des "combinations", des arrangements entre amis qui n’intéressent que les partis. Privilégiez donc toujours la vérité aux faux-semblants, les réformes courageuses aux arrangements faciles, l’affirmation forte de votre identité plutôt que le repli lâche ou honteux. C’est grâce à la population et pour la population que l’on travaille et que l’on prépare la Belgique de demain". Difficile de ne pas y voir une allusion masquée et une ultime réplique aux remous qui ont entouré le récent débat entre le président des libéraux et le Vlaams Belang sur un plateau télé de Flandre, largement dénoncé par les autres partis francophones ces derniers jours…

Sujet JT du 1er mai 2022

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