Belgique

21 réfugiés mineurs d'âge dehors toute la nuit, Fedasil avoue qu'il n'y a plus de place pour les MENA

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12 oct. 2022 à 08:01 - mise à jour 12 oct. 2022 à 09:58Temps de lecture2 min
Par Belga édité par D. V. Ossel

Selon l'association Vluchtelingenwerk Vlaanderen, 21 personnes réfugiées et mineures d'âge ont dû passer la nuit de mardi à mercredi dans la rue parce qu'elles n'ont pu trouver de place dans un centre d'accueil de Fedasil. "Le système de protection des mineurs présente un inquiétant manque de capacité qui fait que les mineurs aussi se retrouvent maintenant à la rue. C'est particulièrement alarmant", alerte Tine Claus, directrice de Vluchtelingenwerk Vlaanderen. "La seule solution est d'offrir plus de places d'accueil", conclut-elle.

Fedasil, l'Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile, confirme qu'une vingtaine de jeunes n'ont pas pu obtenir de place d'accueil. Il n'y a plus de place pour les mineurs non accompagnés, avoue l'Agence qui rappelle qu'elle a ouvert 1.000 lits supplémentaires sur l'année écoulée. Un chiffre qui n'a pas suffi, aux vues de l'afflux de réfugiés mineurs d'âge.

Cela fait des mois que nous avertissons que nous allons être débordés et ne pourrons plus accueillir les mineurs. Ce jour est arrivé

"Cela fait des mois que nous avertissons que nous allons être débordés et ne pourrons plus accueillir les mineurs. Ce jour est arrivé", explique Mieke Candaele, directrice communication chez Fedasil.

Priorité aux mineurs les plus jeunes

Fedasil travaille selon une logique qui considère comme personnes prioritaires les groupes vulnérables que sont les mineurs d'âge, les femmes et les familles. Les hommes seuls doivent, en cas de manque de places disponibles, passer la nuit dehors devant le Petit-Château. Mardi, priorité a donc été donnée aux mineurs les plus jeunes et les plus vulnérables. La vingtaine de personnes qui n'a pas obtenu de place est constituée de jeunes pour lesquels il existe un doute qu'ils soient bien mineurs. Ils ont été dirigés vers le service de tutelle pour subir un test d'âge. Une procédure qui pourrait elle aussi prendre un certain temps.

Fedasil réfute fermement qu'aucun effort n'est fait. "Nous avons actuellement 3.139 places destinées aux mineurs. En août de l'an dernier, au début de cette période de crise, il y en avait 2.147. C'est un effort énorme réalisé par Fedasil", assure Mieke Candaele.

Toutes ces places sont pour le moment occupées, principalement par de jeunes Afghans, 2.173 au total. Ce groupe constitue 72% des mineurs non accompagnés hébergés en centre d'accueil.

Pour le reste, 1.200 jeunes attendent toujours la nomination d'un tuteur. "Nous accueillons aussi de nombreux enfants de moins de 13 ans qui devraient être hébergés dans des lieux plus propices. Mais pour eux non plus il n'y a pas suffisamment de place. Fedasil fait plus que son devoir mais c'est ailleurs que des décisions doivent être prises", conclut Mieke Candaele.

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