35% d'accidents de deux-roues en plus sur le chemin du travail chez AXA: pas confirmé ailleurs

35% d'accident de vélo en plsu sur le chemin du travail

© THOMAS WIRTH - AFP

01 sept. 2020 à 15:39Temps de lecture2 min
Par Pascale Bollekens

Il y a de plus en plus de travailleurs qui choisissent la mobilité douce pour se rendre à leur boulot mais apparemment, il y a aussi de plus en plus d’accidents. Les chiffres interpellent.

Selon, l’assureur AXA, les accidents liés à la mobilité douce sont plus graves et plus fréquents depuis 2016. Les victimes sont des cyclistes, des usagers de trottinettes, "monoroues" ou "hoverboarders".

Les chiffres concernent uniquement les accidents qui se sont produits sur le chemin du travail dans le secteur privé. Mais l’augmentation est importante, entre 2016 et 2019, on est passé de 1726 dossiers à 2351, soit plus 35% en trois ans.

Plus 35% d’accidents, les jours d’absence ont doublé

Le nombre d’accidents et le nombre de jours d’absence qu’ils occasionnent ont doublé. La moitié de ces accidents (44% exactement) se sont produits pendant les heures de pointe du matin, un pic moins important, 21% lors des heures de pointe du soir.

C’est la luminosité qui serait en jeu. Entre 6 heures et 10 heures du matin, le taux de lumière est plus faible qu’entre 16 et 20 heures au retour.

Surtout le matin et en automne ou en hiver

Autre enseignement, ces accidents se produisent davantage lors des mois les plus sombres (automne, hiver) qu’au printemps alors même que de nombreux cyclistes débutants débarquent sur les routes. De quoi relancer des messages de prévention, comme être plus visibles des automobilistes, grâce à des casques ou des sacs à dos fluo, et un bon éclairage du vélo.

A Noter, qu’en 2016, 97% des accidents des deux roues concernaient des vélos ordinaires, aujourd’hui, ce sont les trottinettes surtout électriques, les "speed pedelec" et les vélos électriques qui sont les plus concernés.

Des chiffres difficiles à généraliser

Dans 62% des cas, l’absence au travail a duré moins d’une semaine, dans 7% des cas, plus de 3 mois, ces derniers représentent, à eux seuls, plus de la moitié des jours d’absence.

Alors, la tendance se confirme-t-elle auprès d’autres assureurs? Serge Jacobs, le porte-parole d’Ethias, est étonné : "Nous ne faisons pas ce genre d’analyse, il y a de plus en plus de gens qui vont au travail à vélo, donc qu’il y ait une augmentation des accidents me paraît logique mais je suis étonné de l’ampleur. Nous n’avons pas remarqué de telles augmentations mais nous nous occupons aussi d’un autre secteur qui est le secteur public et nos clients travaillent généralement dans de grandes villes comme Bruxelles, Namur ou Liège. Ils n’utilisent pas vraiment le vélo comme dans de petites PME avec des travailleurs locaux."

Chez Assuralia, la fédération des assureurs, on n’a pas de chiffres sur ces accidents en particulier et on nous renvoie vers l’agence fédérale des risques professionnels, Fedris.

Mais là non plus, nous n’obtiendrons pas de chiffres, Julie Bingen, du service communication de Fedris nous explique : "Nous pouvons vous dire combien d’accidents se sont produits sur le chemin du travail mais pas avec quel véhicule, ils se sont produits. Cette information ne fait pas partie de la déclaration d’accident de travail qui est fournie par les assureurs à Fedris. Nous avons une mission de contrôle mais cette information sur le type de véhicule n’en fait pas partie."

Difficile donc de généraliser ces statistiques.

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