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Le 8/9

5 raisons qui expliquent pourquoi Bruges mérite d'être champion de Belgique selon Eby Brouzakis

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Au lendemain du 18e titre du Club Bruges, Eby Brouzakis se penche sur l'épineuse question qui anime beaucoup de supporters et d'observateurs dans son Regard sport : les Blauw & Zwart méritaient-ils leur titre de champion ? Oui, et pour 5 raisons précises, tout autant que d'autres motifs qui auraient sacré logiquement l'Union Saint-Gilloise.

En renversant l'Antwerp 1-3 ce 15 mai, le FC Bruges a remporté le 18e titre de champion de Belgique de son histoire. C'est même le 3e sacre d'affilée, mais c'était incontestablement le plus compliqué à décrocher pour les Gazelles. Le club de la Venise du nord est resté 2e pendant de nombreux mois avant de dépasser l'Union Saint-Gilloise à la moitié des Play-offs 1, en tête depuis le mois d'octobre, à la suite d'une double confrontation remportée par les hommes d'Alfred Schreuder.

Un titre conquis sur le fil du rasoir que justifient les Brugeois par leur efficacité dans le sprint final. Au grand dam des Unionistes qui voient leur rêve de titre historique s'envoler définitivement. Eby Brouzakis, journaliste sportif de la RTBF, livre un avis nuancé sur le plan de la méritocratie de ce championnat 2021-2022.

Bruges mérite son titre de champion pour 5 raisons

Plusieurs faits expliquent le titre de Bruges, quand bien même il n'a pas dominé le championnat comme les années précédentes :

  • Il termine 1er après 34 journées de phase classique et 5 journées de Play-offs. Difficile de contester un titre acquis après 39 matchs. Ce n'est plus de la chance sur du si long terme, "on le mérite d'une certaine manière" estime Eby Brouzakis.
  • La question de l'arbitrage alimente souvent le débat autour de Bruges, qui serait avantagé par celui-ci. Mais pour notre journaliste, le Club a aussi subi des décisions défavorables comme un penalty non sifflé à Anderlecht pour une faute sur Charles De Ketelaere.
  • Il y a aussi la réalité des chiffres : "Bruges a pris 13 points sur 15 dans ces Play-offs, c'est un bilan inattaquable". Noa Lang et ses comparses ont même battu l'Union Saint-Gilloise 3 fois sur 4. Mieux encore, ils n'ont concédé aucun but face à leur dauphin.
  • Les Gazelles ont aussi très bien négocié les tournants de cette saison. Alors que Dante Vanzeir rate son penalty il y a une semaine, Hans Vanaken convertit le sien pour égaliser face à l'Antwerp. Gérer les tournants d'une saison, "c'est aussi un gage de succès" précise-t-il.
  • Derrière ce nouveau trophée et ce collectif bien huilé se cachent aussi des joueurs aux statistiques impressionnantes "qui ont appris à gérer la pression". Simon Mignolet a réalisé 16 clean-sheets. Charles De Ketelaere c'est 14 buts et 7 assists cette saison.

Avec une 3e qualification directe pour les poules la Ligue des Champions, le Club de Bruges pourra asseoir un peu plus son hégémonie. Alors qu'entre 2005 et 2016, il n'avait plus été sacré champion de Belgique...

Tom Goyvaerts / Belga

Mais l'Union le méritait tout autant car...

  • L'Union Saint-Gilloise a dominé la phase classique pendant des mois de compétition, battant au passage 4 fois le Sporting d'Anderlecht, possédant le meilleur buteur avec Deniz Undav et le meilleur gardien du championnat, en la personne d'Anthony Moris.
  • La RUSG, 11 titres de champion datant d'avant la Seconde Guerre, méritait de décrocher un 12e trophée car elle a aussi été victime du système des Play-offs reconnaît Eby Brouzakis... et de Dante Vanzeir qui "lui a joué un tour pendable" avec ses penaltys ratés contre Saint-Trond et Bruges et ses 5 jours de suspension en fin de phase classique, observe le journaliste.
  • Si les pensionnaires du Parc Duden n'ont obtenu qu'1 sur 12 face au champion, ils ont pourtant dominé Bruges dans les 4 matchs. Rarement le club de la Venise du nord n'a été autant mis à mal sur le fond de jeu ces dernières années.
  • Niveau tactique et esprit de groupe, avec un collectif dont la valeur marchande (environ 8 millions avant le début de saison selon Transfermarkt) était une des plus basses de la Pro League, Felice Mazzù a sûrement plus imposé sa griffe qu'Alfred Schreuder. Une performance déjà couronnée du titre d'entraîneur de l'année... mais à la fin seul les points comptent.
  • Enfin, pour le conte magnifique de ce parcours des hommes de Felice Mazzù, le matricule 10 pouvait revendiquer la couronne. Club historique, le 3e le plus titré de l'histoire du football belge, revenu en D1 après 48 ans d'absence, avec un public constamment survolté, le promu aurait encore davantage fait parler de sa saison dantesque.

Les Jaune et Bleu se consolent avec la 2e place, synonyme de 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions.

Laurie Dieffembacq / Belga

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