50 ans de l'immigration marocaine et turque: Schaerbeek fête la diversité culturelle

"Ne me demande pas mon nom: pas d'aller sans retour"

© www.schaerbeek.be

La Belgique, en manque de main-d'oeuvre, a signé en 1964 des accords bilatéraux avec le Maroc et la Turquie pour faire appel à leurs travailleurs. Ces premiers immigrés, des hommes pour la plupart, ont travaillé dans des conditions extrêmement difficiles dans les mines, dans les secteurs de l'industrie et de la sidérurgie, sur les grands chantiers de construction et pour le creusement du métro.

Sadik Köksal souhaite que ces commémorations mettent à l'honneur ce devoir de mémoire. "Les immigrés issus de la première génération tendent peu à peu à disparaître, et avec eux une partie de cette mémoire directe." Il attend que les générations suivantes continuent à "participer à la prospérité économique de la Belgique" et contribuent à "améliorer le vivre ensemble dans une société multiculturelle".

Expositions, concerts de slam, musiques traditionnelles, cinéma, rencontres littéraires ou théâtre, la culture de ces générations immigrées sera mise en lumière par la commune de Schaerbeek. Ces commémorations débuteront le 7 février au centre culturel avec l'exposition "Ne demande pas mon nom", réalisée sur la mémoire de l'immigration par le slameur Youness Mernissi et le photographe Samuel Idmtal.


Belga

Inscrivez-vous à la newsletter à la Chronique de Hugues Dayez

Chaque mercredi, recevez dans votre boîte mail la chronique du spécialiste Cinéma de la RTBF sur les sorties de la semaine.

Sur le même sujet