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900 000 passagers attendus à Brussels Airport pour Pâques : "Madrid, Barcelone, Lisbonne ont toujours la cote"

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01 avr. 2022 à 08:57Temps de lecture3 min
Par A.D. avec Sophie Brems

Quelque 900 000 passagers sont attendus à Brussels Airport durant toutes les vacances de Pâques. Quelles sont les destinations les plus prisées ? Comment gérer cet afflux dont on n’avait plus l’habitude ? Qu’est-ce qui est encore obligatoire en termes sanitaires ? Nathalie Pierard, porte-parole de Brussels Airport, vient nous en parler au micro de La Première.

Le trafic de passagers reprend-il donc progressivement des couleurs après deux ans de pandémie ?

Nathalie Pierard : "On a encore une petite marge de progression. On est à peu près à 70% des chiffres d’avant la crise, donc de Pâques 2019. On est évidemment bien plus haut que l’année dernière, puisqu’on se souvient, les voyages non essentiels étaient interdits. Mais c’est vrai qu’on a de plus en plus de passagers et on a vraiment constaté ici, et on va le constater pendant les vacances de Pâques, que les gens ont besoin de voyager, ont besoin de s’évader. Évidemment, ça, c’est très positif pour nous."

Ce sont essentiellement des départs pour aller chercher le soleil, mais en Europe particulièrement ?

"Oui, tout à fait. C’est vrai que c’est les destinations européennes qui ont toujours la cote, puisque les restrictions sont quasiment inexistantes maintenant pour pouvoir voyager en Europe, même s’il reste parfois encore quelques documents à remplir. Les destinations type Madrid, Barcelone, Lisbonne, les îles Canaries, ont toujours la cote. Cependant, New York, par exemple, Dubaï et Washington sont aussi des destinations qui sont prisées et qu’on voit de plus en plus dans le top 10 des destinations depuis quelques mois."

Le personnel, est-ce qu’il est suffisant pour faire face à ce premier afflux depuis longtemps, parce qu’il n’a plus non plus l’habitude ?

"Quand on a des jours chargés qui arrivent, on se réunit évidemment avec les différents partenaires de l’aéroport et on identifie les différents endroits qui peuvent poser problème, notamment au check-in, à l’enregistrement des bagages, aux contrôles de sécurité, à la porte d’embarquement. Les différents partenaires prévoient évidemment du personnel supplémentaire en fonction des heures de pointe."

C’est un ouf de soulagement pour le personnel et pour vous, cette reprise de l’activité ?

"Oui, c’est tout à fait positif et c’est quelque chose qu’on attend depuis longtemps. Et les perspectives aussi pour les prochains mois, pour les grandes vacances, sont très bonnes. Les compagnies aériennes nous disent que les réservations sont très élevées. C’est vrai que tout ce qui est vol de vacances fonctionne très bien. On est parfois même à des niveaux équivalents de ce qu’on avait en 2019. Je dirais que la petite catégorie qui ne nous permet pas d’atteindre encore les 100%, ce sont les voyages professionnels, qui mettront évidemment beaucoup plus de temps à se rétablir."

La nouvelle taxe à l’embarquement entre en vigueur aujourd’hui ? Vous l’appliquez ?

"En principe, oui. Ce n’est pas directement l’aéroport qui l’applique, ce sont les compagnies aériennes qui doivent en principe l’appliquer à partir du 1ᵉʳ avril. Le souci, évidemment, est que les personnes qui partent par exemple aujourd’hui, demain et les prochains jours ont réservé déjà depuis quelque temps. Les compagnies aériennes ne peuvent évidemment pas aller maintenant chercher cette différence de montant auprès des passagers qui ont déjà réservé, qui ont déjà payé. Donc, ça, c’est vrai que c’est vraiment dommageable pour les compagnies aériennes qui ont déjà fortement subi la crise, qui ont déjà des pertes assez importantes à cause de ces deux ou trois dernières années. Et donc, c’est vrai que c’est un facteur évidemment qui est très nuisible pour le secteur."

Qu’est-ce qui est encore obligatoire en termes sanitaires ? Le masque est obligatoire à l’aéroport, dans l’avion ?

"Le masque est obligatoire dans l’avion. C’est la compagnie aérienne, évidemment, qui va décider si le masque reste obligatoire. Mais d’après nos informations, c’est quasiment obligatoire dans tous les avions. Par contre, dans le terminal, c’est fortement recommandé, donc pas d’obligation. On demande évidemment de toujours maintenir la distance si c’est possible. Et on a encore toujours, évidemment, tout ce qui est gel hydroalcoolique et nettoyage en profondeur des différentes infrastructures, qui est prévu en tout cas certainement dans un week-end comme ce week-end-ci qui est très chargé."

Le changement du calendrier scolaire, est-ce une aubaine pour le secteur ?

"C’est vrai que ça va étaler un peu plus les vacances, ça, c’est certain. Par exemple, à la Toussaint, deux semaines pour les francophones et une semaine pour les néerlandophones, ça va évidemment étaler un peu la période des vacances. Mais c’est difficile à dire encore maintenant puisque les effets ne se font pas encore sentir. Il faut donc voir encore un peu comment les gens vont réagir. "

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