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A Aywiers, face aux incertitudes du temps, le jardin comme refuge

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02 oct. 2022 à 12:19Temps de lecture2 min
Par Véronique Fouya

C’est un rendez-vous très prisé par les jardiniers amateurs : la fête des plantes et du jardin d’Aywiers, à Lasne. Beaucoup de monde comme à l’habitude et une préoccupation récurrente : comment s’adapter aux changements climatiques et planter des espèces susceptibles de s’adapter ?

Privilégier les essences régionales

Sous sa tonnelle, Aude Voortman vend des semences. Elle l’a très vite remarqué, la nature des questions qu’on lui pose a changé :

" Il y a une grande différence par rapport à l’année passée ; les gens nous demandaient des variétés qui supportaient le mildiou, donc un champignon qui se développe avec l’humidité tandis que cette année, la demande porte sur des espèces qui supportent bien la sécheresse".

Et voici ce qu’elle conseille :

" Nous sommes spécialisés dans les variétés régionales ; en les cultivant dans nos terres, sous nos climats, d’année en année, les plantes vont être amenées à changer et à s’adapter ; elles seront de mieux en mieux armées pour lutter contre les aléas climatiques qu’on connaît actuellement."

S’ouvrir à de nouvelles espèces

L’automne, c’est la saison par excellence pour les plantations. Simon De Witte est pépiniériste et il délivre lui aussi quelques recommandations à ceux qui l'interrogent:

" C’est la période idéale pour planter tout ce qui fait du bois ; pendant l’hiver, les racines vont avoir tout le temps pour établir un bon contact avec la terre et pour pouvoir démarrer correctement au printemps. Donc on profite de cette période pour planter tous les arbres et arbustes et sous peu, les haies...

Et en tant que professionnel, il préfère voir le verre à moitié plein et s’ouvrir à la nouveauté :

" Finalement, nous avons aussi des hivers plus doux et cela nous permet de nous ouvrir à des espèces que l’on trouve habituellement davantage vers des climats plus secs, comme le chêne vert ou le lilas des Indes."

Une valeur refuge

Incertitude climatique, crise économique, ces préoccupations ne semblent pas avoir d’impact significatif sur les achats qui se font ici.

" Je me renseigne, je fais attention aux espèces en espérant qu’elles tiennent le coup mais je fonctionne surtout au coup de cœur ; mon jardin, c’est mon petit moment de poésie et cela doit le rester " glisse ce papa venu en famille.

De plus en plus de Belges semblent partager son opinion. Ils consacrent en moyenne 340 euros par an à leur jardin ; un montant qui a progressé de 15% depuis la crise sanitaire du Covid.

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