Cyclisme

A la découverte d'un "Temple" du sport cycliste, le mur de Huy

Le Temple : Le Mur de Huy

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"Au départ, le mur de Huy, c’était un chemin pour les pèlerins. Le chemin des chapelles, c’est le vrai nom du mur de Huy. A chaque chapelle, les pèlerins s’arrêtaient pour aller vénérer Notre Dame de la Sarte qui se trouve à peu près à hauteur de l’arrivée de la Flèche Wallonne".

Guy Crasset a porté toutes les casquettes dans le monde du vélo. Ancien coureur amateur et organisateur de course, le Wanzois est aujourd’hui commissaire de course. Ce passionné de cyclisme vit à un jet de pierre de Huy et de son célèbre mur.

900 mètres, 19% et 109 mètres de dénivelé

Lieu de pèlerinage, fierté des Hutois et haut lieu du cyclisme. Depuis près de 40 ans, le mur de Huy est devenu le juge de paix de la Flèche Wallonne. L’ascension sinueuse et pentue jouit aujourd’hui d’une renommée internationale. "Le mur de Huy, c’est un lieu mythique. Comme le Koppenberg au Tour des Flandres" raconte Gérard, un Français de passage en Belgique pour assister aux classiques.

"Un put… de raidard !"

Les plus grands se sont imposés au sommet du mur. Un rapide coup d’œil au palmarès permet de s’en rendre compte. Fignon, Argentin, Fondriest, Jalabert ou encore Valverde. Avec 5 succès, l’Espagnol est d’ailleurs le recordman de victoires sur la Flèche Wallonne. Une classique wallonne qui emprunte le mur de Huy depuis 1982.

"La première fois où la Flèche Wallonne est passée ici, c’est en 1982" se souvient Guy Crasset. "L’arrivée avait lieu à Spa et c’est l’Italien, Mario Beccia qui s’était imposé. Et dès l’année suivante, en 1983, l’arrivée a eu lieu à Huy. Les coureurs sont montés ici, mais l’arrivée était jugée le long de la Meuse. Le vainqueur cette année-là, c’était Bernard Hinault. Et puis, en 1985, le regretté Claudy Criquielion a été le premier vainqueur au sommet avec le maillot de champion du monde en plus".

"Le mur de Huy est connu partout dans le monde"

Le "Criq" est l’un des 4 Belges à s’être imposé au sommet du mur. Rik Verbrugghe (2001), Mario Aerts (2002) et Philippe Gilbert (2011) ont aussi connu le succès dans cette épreuve. Claudy Criquielion a même triomphé une deuxième fois à la Flèche Wallonne. Un succès entré dans la légende de la course.

"Claudy Criquielion a attaqué en 1989 dans ce qu’on appelle aujourd’hui le " Virage Criquielion" raconte Guy Crasset. "C’est l’endroit le plus pentu. C’est là qu’il a lâché Steven Rooks pour remporter pour la 2ème fois la Flèche Wallonne".

Aujourd’hui, une stèle rendant hommage au champion belge se trouve dans ce virage. Un virage sans public cette année. En raison de la crise sanitaire, l’accès était limité.

"Cette année, c’était assez morne. Il n’y avait pas de spectateurs. Normalement, le Mur… quand on est en bas, on est porté par les spectateurs jusqu’au sommet comme si une seule personne parlait à côté de vous. Ça n’arrête pas ! Et c’est ça qui fait ce mur de Huy. C’est le public qui se trouve là. C’est comme un stade !"

Un stade un peu vide donc cette année pour le succès du jeune Suisse, Marc Hirschi, mais le mur de Huy attend bien vibrer à nouveau à l’avenir avec la ferveur des spectateurs et l’exploit des coureurs.

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