Regions Liège

A la poursuite des particules fines dans l’air que les Liégeois respirent

Distribution, et explications, des divers boîtiers de mesures des différents polluants, ce lundi matin

© Michel Gretry

Pendant toute cette dernière semaine de mars, des volontaires sillonnent la ville, avec au dos un sac mauve. Ils sont piétons ou cyclistes, et plus rarement automobilistes. Ils transportent plusieurs boîtiers qui mesurent la présence de charbon noir, un élément issu des gaz d’échappement des véhicules automobiles, mais également des particules fines ou ultra-fines, parfois rejetées dans l’atmosphère par les appareils de chauffage domestique. Ils doivent parcourir un circuit déterminé, sur les boulevards, dans des rues plus étroites ou à travers des parcs publics. Ils sont géolocalisés, de façon à savoir précisément où et quand les concentrations sont nocives. Un écran leur permet, en temps réel, de voir si les taux correspondent à leur ressenti olfactif. Les pollutions sont parfois inodores…

Un exemple du graphique que les participants peuvent découvrir à l'issue de leur parcours
Un exemple du graphique que les participants peuvent découvrir à l'issue de leur parcours © Tous droits réservés

C’est donc, en collaboration avec l'ISSeP, une expérience de "science citoyenne": l’objectif, c’est évidemment de dresser une cartographie des endroits où les pouvoirs publics doivent intervenir ; mais c’est également l’appropriation de savoirs par madame ou monsieur tout-lez-monde, comme lors d’une précédente campagne, avec des capteurs fixes, sur les façades de maisons. .

Une deuxième salve de relevé est programmée pour avril. Les inscriptions des personnes intéressées sont toujours en cours. Les résultats et chiffres globalisés devraient prendre plusieurs semaines pour être disponibles.

Sur le même sujet

Ces capteurs mesurent la qualité de l'air chez vous

Santé physique

Pollution en Flandre : dépassement du seuil d’information pour les particules fines

Environnement

Articles recommandés pour vous