Cuisine

A la rencontre de 3 chefs français avant-gardistes

Le jeune chef David Munoz est l'enfant terrible de la cuisine espagnole

© AFP PHOTO / PIERRE-PHILIPPE MARCOU

19 févr. 2020 à 10:00Temps de lecture2 min
Par RTBF Tendance avec AFP

Gaggan Anand, le nouveau trublion de la gastronomie internationale

Si son nom ne vous dit rien, sachez qu’il est la star des cuisines de Bangkok. Anand a ouvert en 2010 dans une demeure du XIXe siècle de la capitale thaïlandaise un établissement qui sera désigné "meilleur restaurant d’Asie" de 2015 à 2018 par l’instance des World’s 50 Best Restaurants. A l’échelle mondiale, il tient la quatrième place. Toutefois, suite à un désaccord avec ses partenaires financiers, le chef originaire de Calcutta a quitté les lieux en août dernier. L’homme de 41 ans n’a pas raccroché ses couteaux pour autant et a ouvert sa propre table fin 2019, toujours à Bangkok.

Dans le monde parfois très feutré de la gastronomie, Gaggan Anand détonne par son franc-parler, son look rock et ses idées loufoques. C’est un chef qui ose. Au printemps dernier par exemple, il a proposé aux instagrammeurs de venir dîner dans sa propre cuisine et a demandé à sa femme et ses enfants de jouer aux hôtes d’accueil.

 

David Munoz

Plus jeune cuisinier étoilé d’Espagne, son look punk et tatoué, ponctué de piercings, cache un immense talent autant qu’un personnage doué d’assez de sensibilité pour composer des plats millimétrés, tant dans les goûts que dans le dressage. A Madrid, lorsque l’on réserve chez DiverXO – le nom de son restaurant triplement étoilé, on ne se rend pas à un dîner, on s’apprête à vivre une expérience. Souvent, ses plats sont dits "alternatifs". Son tour de main ? Oser les associations inédites, comme la fraise et le concombre. Des épluchures de pommes de terre sur la table ? Cela fait bien longtemps que David Munoz a osé… Les gestes d’une cuisine asiatique se mêlent aux saveurs occidentales, et vice-versa. Un chef phénomène.

 

Glenn Viel

Voilà un personnage qui va gagner en popularité, et ce pour plusieurs raisons. Le jeune francilien est le maître d’œuvre de la reconquête de la troisième étoile de l’Oustau de Baumanière. Il s’agit d’un grand nom de la gastronomie provençale qui a dompté durant trente ans la frustration de ne pas retrouver les honneurs suprêmes du guide Michelin. En janvier dernier, son chef, Glenn Viel, est entré dans la lumière en décrochant le Graal. Le poulain du grand chef Jean-André Charial adore moderniser les techniques de cuisson et bouscule les codes avec des idées avant-gardistes. Le pigeonneau est cuit dans une croûte de foin par exemple.

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