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A Louvain-la-Neuve, la pénurie de papier inquiète les imprimeurs

08 juil. 2022 à 13:19Temps de lecture2 min
Par Véronique Fouya

A Louvain-la-Neuve, la Ciaco, c’est une institution. Cette coopérative a vu le jour en 1970 pour répondre aux besoins des étudiants. Elle recouvre aujourd’hui 3 activités : une librairie universitaire, une papeterie et une imprimerie. L’été est un moment clé de l’activité, les syllabus et les supports pédagogiques doivent être prêts pour la rentrée. Mais la pénurie mondiale de papier est perceptible ici aussi et il faut faire preuve de souplesse et de créativité pour pouvoir honorer les commandes.

Des tarifs en hausse de 50%

" Avant, on commandait un papier, on l'avait dans les 24 heures; aujourd'hui, on doit systématiquement vérifier, avant de confirmer au client, que le papier est bien disponible et dans le cas contraire , cela nous amène parfois à jongler et à devoir faire des compromis; il nous arrive désormais de proposer des alternatives ou de choisir un papier en fonction des délais de livraison. En tout état de cause , il faut être sur la balle en ce qui concerne les achats" explique Geoffroy Wolters, le directeur général.

Cette pénurie de papier résulte de plusieurs facteurs : En amont , il y a eu il y a quelques années une surcapacité de production par rapport à la demande suivie d'une adaptation, à la baisse,  aux besoins réels du marché. La crise sanitaire est arrivée dans la foulée et elle a fortement perturbé les approvisionnements; dans le même temps , la surconsommation de carton a capté une partie non négligeable des matières premières et enfin , la hausse des prix de l'énergie a fait flamber les prix.

" Tous les 3 mois , on est confrontés à de grosses augmentations de prix, confirme Sophie Duplaquet, la responsable des achats. Cela peut grimper jusqu'à 50% sur certains types de papiers." Impossible évidemment de répercuter de telles hausses sur la clientèle, même si jusqu'à présent elle se montre compréhensive. 

Un secteur sous tension

Depuis plusieurs mois, c'est tout le monde de l'édition, universitaire ou non,  qui est ainsi fragilisé : " Ce secteur est vraiment sous tension, ce n'est pas vraiment nouveau mais on espérait un embellie qui n'arrive pas et au contraire , cela devient de plus en plus compliqué." conclut Geoffroy Wolters qui ne cache pas son inquiétude. L'entreprise pourra honorer ses parutions en septembre, les quantités sont limitées, mais 2023 s'annonce comme l'année de tous les dangers.

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