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A Namur , une protection accrue pour les femmes sans abri.

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27 nov. 2021 à 14:17Temps de lecture1 min
Par vefo

Le dispositif existe depuis 6 ans dans la capitale wallonne. Housing first, c'est la possibilité de procurer un logement à des personnes qui ont déjà un long parcours en rue- au moins deux ans -  et qui présentent par ailleurs des pathologies mentales et /ou des assuétudes. Mais la structure va plus loin : Emeline Legrain qui coordonne le projet insiste sur l'encadrement psycho-médico-social qui est alors déployé ; le logement , c'est un moyen , pas une fin en soi. L'objectif est donc de sortir ces personnes de la rue mais surtout de mettre en place des outils qui leur permettront de rebondir et de retrouver une place digne dans la société .

Le Relais social urbain namurois a répondu à un appel à projets de la ministre Karine Lalieux - en charge de la pauvreté- afin d'augmenter les trajectoires féminines d'Housing First. Le projet a été sélectionné et des subsides vont permettre d'intégrer davantage de femmes au dispositif et d'engager du personnel spécialement dédié à cet objectif. Le travail passera notamment par une plus grande collaboration avec des associations namuroise qui accompagnent déjà des femmes précarisées.   

Cet automne, à l'initiative de la Fondation Roi Baudouin, un dénombrement des personnes sans abri a été effectué à Namur. Il s'agissait d'objectiver l'augmentation de la précarité que constatent les services d'aide et , partant , de déployer une politique de la ville cohérente en la matière. La ville de Namur a adopté une charte pour mettre fin au sans abrisme au printemps dernier.

On ne possède pas encore les chiffres du dénombrement mais on estime que 16% des sdf sont de sexe féminin. Un public particulièrement difficile à atteindre, les femmes vivant le plus souvent leur détresse à l'abri des regards.        

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