A ou E : une note écologique et sociale pour nos vêtements ?

A ou E : une note écologique et sociale pour nos vêtements ?

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13 févr. 2020 à 05:36 - mise à jour 13 févr. 2020 à 05:36Temps de lecture1 min
Par Mariam Alard

La France pense à mettre une note aux fringues en fonction de leur impact sur la planète. Quand tu achètes un nouvel appareil electro, tu as souvent une indication de la performance énergétique notée quelque part sur une étiquette : A pour les plus performants et E pour les pires. Là c’est le même principe, on aura un A sur les vêtements et les accessoires s’ils respectent l’environnement et si les conditions de fabrication sont respectueuses des travailleurs. Le E, ce sera pour les cancres de la classe. Sur base d’une lettre, tu pourras donc savoir si oui ou non, ton t-shirt, ou ton jeans a été fabriqué par un travailleur payé trois fois rien pour bosser dans des conditions abominables. Difficile aujourd’hui aussi de ne pas voir l’impact de la mode sur l’environnement.

Quelques chiffres suffisent à donner le tournis

La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole. Elle émet 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre chaque année. C’est plus que les vols internationaux ou encore le trafic des bateaux. Pour fabriquer un jean, il faut compter en eau 9000 litres, soit l’équivalent de 285 douches. Ça, c’est sans parler de l’utilisation des pesticides et des produits chimiques pour teindre ces vêtements.

Pour montrer patte blanche, 147 grands noms de la mode ont signé un pacte en marge du G7 l’été dernier. Ils se sont engagés à avoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Avec l’objectif d’atteindre zéro émission nette de CO2 en 2050 et 100% d’énergies renouvelables d’ici 2030 "sur toute la chaîne d’approvisionnement". Le hic, c’est que cette charte reste un peu floue sur comment ces entreprises comptent agir.

En Belgique, c’est pour quand la note sur les étiquettes des vêtements ?

Difficile à dire. En France dans un premier temps ce sera sur base volontaire. Ils attendent que l’Union Européenne se positionne là-dessus. Et donc pour nous les Belges, c’est peut-être surtout de ce côté-là qu’il faut regarder. En attendant, pour préserver la planète, il reste plusieurs solutions efficaces : acheter moins ou se tourner vers la seconde main : les vides dressings par exemple ou encore des applis d’achat et de revente.

 

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