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Football

A quatre mois de l’Euro, où en sont les adversaires des Red Flames ?

La France de Marie-Antoinette Katoto (9) sera l’une des nations favorites pour l’Euro 2022 l’été prochain

Les tournois amicaux étaient nombreux ces derniers jours pour les équipes nationales féminines. Si les Red Flames ont remporté la Pinatar Cup dont elles étaient sur papier les favorites, leurs futures adversaires à l’Euro n’ont pas chômé dans d’autres compétitions amicales. On fait le point sur l’état de forme affiché par la France, l’Italie et l’Islande…

A un peu plus de quatre mois de l’Euro 2022 cet été en Angleterre, les Red Flames ont donc remporté la Pinatar Cup, tournoi amical disputé en Espagne par huit équipes nationales. Nation la mieux classée sur l’affiche (20e au ranking FIFA), la Belgique a tenu son rang. Sans nécessairement briller mais l’essentiel était ailleurs pour le sélectionneur Ives Serneels : il a pu analyser les prestations de plusieurs joueuses moins souvent alignées dans les matches à réel enjeu, et travailler certains automatismes notamment en défense. L'animation offensive était, elle, privée de son pion majeur, Tessa Wullaert (blessée).

Pendant ce temps, la France, l’Italie et l’Islande, futures adversaires des Belges à l’Euro, disputaient elles aussi des tournois amicaux, plus relevés et également riches en enseignements pour les staffs. Pour rappel, les Red Flames joueront cet été dans le groupe D face tout d’abord à l’Islande (10 juillet), puis la France (14 juillet), avant de terminer la phase de groupe contre l’Italie (18 juillet).

Quels ont été les résultats des futures adversaires des Flames et que retenir de ces différents tournois amicaux ? Petit tour d’horizon…

La France : gagnante du tournoi de France

L’équipe de France, gagnante de "son" tournoi de France
L’équipe de France, gagnante de "son" tournoi de France AFP or licensors

Les Bleues (FIFA 4) défendaient leur titre dans leur tournoi maison, le bien nommé "Tournoi de France". Des affiches plus qu’intéressantes et allant crescendo, avec au menu la Finlande (FIFA 28), le Brésil (FIFA 7) et les Pays-Bas (FIFA 5, championnes d’Europe en titre).

Et la France n’a pas tremblé : trois matches, trois victoires, 10 buts marqués, 2 encaissés. Le plein de confiance pour des Françaises qui visent clairement le titre à l’Euro. Leur sélectionneuse Corinne Diacre continue d’affiner ses choix, et si elle a fini par rendre le brassard de capitaine à la Lyonnaise Wendie Renard (elle lui avait enlevé en 2019 pour la Coupe du Monde… en France), la boss de la sélection continue de cristalliser les critiques en laissant par exemple de côté l’expérimentée Amandine Henry, avec qui les relations semblent définitivement rompues. A la recherche de l’équilibre dans son équipe, Diacre a testé plusieurs joueuses, offrant du temps de jeu notamment à Kheira Hamraoui, la milieu de terrain du PSG au centre d’une affaire extra-sportive toujours en cours qui implique également son équipière Aminata Diallo (non sélectionnée).

Des victoires et des buts

Après une victoire logique contre la Finlande (5-0), la France a été bousculée et même menée par le Brésil (avec la légende Marta), avant de renverser la tendance grâce à un doublé de sa serial buteuse en confiance Marie-Antoinette Katoto (PSG).

Pour le dernier match, sorte de "finale" où un point lui suffisait pour remporter le tournoi, la France a pris le dessus sur les Pays-Bas, face à des Néerlandaises un peu empruntées à l’image d’une Vivianne Miedema sortie à la pause. Un vrai contraste avec Katoto, flamboyante et auteure d’un nouveau doublé sur ce match. La France peut compter sur sa numéro 9, qui avait été une des dernières joueuses écartées de la sélection pour la Coupe du Monde 2019.

LA JOUEUSE À SURVEILLER :

L’ailière du PSG Kadidiatou Diani a impressionné pendant tout le tournoi, et surtout en finale. Dribbles, centres, percussion, sens du timing en défense, penalty provoqué et célébration assumée (voir ci-dessous) : la n°11 des Bleues était partout. Et comme elle trouve presque les yeux fermés son acolyte parisienne Katoto… la ligne offensive des Bleues vit plutôt bien.

L’AFFAIRE À SUIVRE :

Le retour d’Hamraoui chez les Bleues a déjà fait beaucoup parler, et Corinne Diacre va devoir bien réfléchir à la suite… Alors que l'ancienne joueuse de Barcelone a manifesté quelques gestes d’agacement quand elle était sur le terrain face au Brésil, Katoto et Diani (respectivement buteuse et passeuse sur le 2e but contre les Pays-Bas) ont signé une célébration en soutien à leur autre équipière de club, Diallo, impliquée dans "l’affaire Hamraoui" et pas reprise en sélection. Alors que la sélectionneuse insistait justement au moment du rassemblement sur le "bien-vivre ensemble", cette prise de position risque de marquer les esprits et même plus. Les plus grosses adversaires des Bleues seraient-elles… les Bleues elles-mêmes ?

L’Italie : deuxième de l’Algarve Cup

L’attaquante Barbara Bonansea, joueuse-clé de l’Italie
L’attaquante Barbara Bonansea, joueuse-clé de l’Italie AFP or Licensors

La Squara Azzurra (FIFA 15) disputait le plus ancien des tournois féminins : l’Algarve Cup, au Portugal. Une compétition disputée deux fois par les Red Flames dans leur histoire (2016 et 2020).

Face à l'Italie, une opposition plus que consistante : la Suède (FIFA 2), la Norvège (FIFA 12), le Danemark (FIFA 14), et le Portugal (FIFA 29, pays organisateur). Les Danoises n’ont cela dit joué qu’un match, celui contre l’Italie justement, avant de rentrer au pays à la suite de cas positifs au sein du groupe.

Les Italiennes n'ont pas remporté le titre au bout de ce tournoi au fumet nordique (dans l'ordre : des matches contre le Danemark, la Norvège, puis la Suède en "finale") mais des prestations solides dans des matches serrés contre de grosses nations européennes également qualifiées pour l'Euro : l’Italie a battu le Danemark (1-0) puis la Norvège (2-1), avant de malmener les vice-championnes olympiques suédoises en finale (1-1) et de céder seulement aux tirs au but (5-6).

Les Italiennes ont fait jeu égal avec des Suédoises qui avaient largement dominé leurs premières adversaires du tournoi et qui alignaient une équipe un peu expérimentale sur ce dernier match. Les joueuses transalpines ont aussi pu démontrer leur solidité dans l’exercice des tirs au but avec un seul loupé... mais qui a offert le titre à la Suède.

LA JOUEUSE À SURVEILLER :

La joueuse clé de l’équipe d’Italie, c’est Barbara Bonansea. L’attaquante de la Juventus a confirmé son statut en marquant un but (celui de la victoire contre le Danemark) et délivrant un assist en finale, tout en pesant sur le jeu au cours des trois rencontres.

L’Islande : deuxième de la SheBelieves Cup

Les Islandaises (en bleu) ont disputé la "finale" de la SheBelieves Cup contre les USA
Les Islandaises (en bleu) ont disputé la "finale" de la SheBelieves Cup contre les USA 2022 Getty Images via AFP

Une prestigieuse invitation pour les Islandaises (FIFA 16) en ce mois de février : elles disputaient la SheBelieves Cup aux Etats-Unis, le tournoi presque "chasse gardée" des championnes du monde américaines. La Nouvelle-Zélande (FIFA 22) et la République tchèque (FIFA 24) complétaient le tableau de ce tournoi à 4.

Avec une équipe largement composée de joueuses expatriées (dont cinq en Allemagne), l’Islande ne s’est pas loupée en remportant ses deux premiers matches (1-0 contre la Nouvelle-Zélande, 2-1 contre les Tchèques). Les Islandaises ont donc disputé elles aussi un genre de "finale" contre les USA qui avaient de leur côté concédé un partage contre les Tchèques (0-0) avant de dérouler contre la Nouvelle-Zélande (5-0, dont trois buts contre son camp de l’infortunée Meikayla Moore).

Un point aurait suffi aux joueuses venues du froid pour remporter le trophée. Elles ont craqué en fin de première mi-temps, encaissant un doublé de la Lyonnaise Catarina Macario. Les Américaines n’ont pas relâché leurs efforts pour finalement s’imposer 5-0 (mais en marquant tous les buts, cette fois) et conserver leur titre. Une deuxième victoire, quelques heures après avoir appris que leur Fédération s'engageait à désormais les rémunérer autant que leurs homologues masculins de l'équipe nationale.

Les Islandaises laissent tout de même une impression globalement positive, en ayant pratiqué un jeu ouvert et attractif.

LA JOUEUSE À SURVEILLER :

La numéro 10, Dagný Brynjarsdóttir (West Ham), fait partie des meilleures buteuses de son pays et a inscrit le but le plus rapide de la compétition après 48 secondes de jeu à peine face à la Nouvelle-Zélande. Tous les buts islandais de cette SheBelieves Cup ont d’ailleurs été marqués avant la vingtième minute. Un élément intéressant à noter pour le staff des Red Flames : il n’y aura sans doute pas de round d’observation face à l’Islande, pour le premier match de la Belgique à l'Euro 2022 !

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