A Samos, après le feu, la Grèce transfère les migrants vers le nouveau camp

© AFP or licensors

Par Belga

Les autorités grecques ont commencé lundi matin à transférer près de 300 demandeurs d'asile du bidonville de Vathy vers le nouveau centre "fermé" de l'île grecque de Samos, quelques heures après un incendie important dans l'ancien camp, a constaté l'AFP.

Quelque 350 demandeurs d'asile vivent encore dans des conditions insalubres sur le camp qui s'étend aux portes de la ville de Vathy depuis la crise migratoire de 2015.

Le nouveau camp de Zervou

Le premier bus avec 22 personnes à bord a déchargé ses occupants lundi matin dans le nouveau camp de Zervou, entouré de fils barbelés et fermé par des portails magnétiques, a constaté l'AFP. 

Inaugurée samedi, c'est la première des cinq structures "à accès contrôlé et fermé" financées par l'Union européenne sur les cinq îles grecques qui reçoivent le plus de migrants arrivant des côtes turques voisines.  "270 d'entre eux ont déclaré volontairement qu'ils voulaient être transférés dans le camp" de Zervou, a déclaré dimanche soir à l'AFP Manos Logothetis, secrétaire général pour l'asile au ministère grec des Migrations. 

Il a assuré sur les lieux de l'incendie "ne pas avoir de raison de croire qu'ils ont mis le feu" au camp de Vathy. Le sinistre s'est déclaré dimanche soir sur des baraques abandonnées et n'a pas fait de victime, avant d'être maîtrisé en début de nuit.

Sur la chaîne publique ERT lundi matin, Manos Logothetis a cependant assuré qu'il était "habituel" que les demandeurs d'asile brûlent les affaires qu'ils ne veulent pas emporter avec eux lors d'un transfert. Le feu "n'était pas une surprise, nous y étions préparés", a-t-il dit, ajoutant que 200 migrants seraient transférés lundi et mardi.

Les organisations de défense des droits des migrants ont dénoncé le caractère fermé du nouveau camp, où les migrants ne seront autorisés à sortir que la journée munis de badges électroniques et où un centre de rétention est prévu pour les déboutés du droit d'asile.

Le camp de Vathy a été longtemps décrié pour ses conditions insalubres, véritable bidonville où erraient les rats. Il a abrité près de 7000 demandeurs d'asile à son pic entre 2015 et 2016, pour une capacité initiale de 680 personnes. 

Il y a un an, le camp de Moria sur l'île grecque de Lesbos, également décrié pour ses conditions insalubres, a été réduit en cendres dans deux incendies successifs, laissant quelque 13.000 migrants sans abri pendant plusieurs jours.

 

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