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À San Francisco, la police a désormais accès aux caméras de surveillance des particuliers

© Photo by Lianhao Qu on Unsplash

26 sept. 2022 à 12:00Temps de lecture1 min
Par Anthony Mirelli

La loi, votée le 20 septembre dernier, élargira l'accès de la police aux caméras privées dans toute la ville, même si un crime n'a pas été commis.

Le projet pilote durera un an, et se fera avec l’accord des particuliers. Celui-ci permettra à la police de surveiller les flux vidéo privés dans un délai de 24 heures dans les situations suivantes : lors d'une urgence potentiellement mortelle, lors d'un événement de masse et pendant les enquêtes criminelles.

Selon Catherine Stefani, qui siège au conseil des superviseurs de la ville, “le département de police de San Francisco n'a pas assez d'agents de police pour surveiller la criminalité en temps réel. Pour moi, cela élargit ce que nos agents peuvent faire pour assurer la sécurité de notre communauté."

Mais du côté des experts en sécurité, on a tendance à s’inquiéter. La mesure serait terriblement envahissante selon eux. Notamment en ce qui concerne les communautés les plus marginalisées. “Nous sommes très préoccupés par ce que cela pourrait signifier pour les droits des personnes de la communauté LGBTQ, des communautés de couleur et des minorités religieuses. Et les gens qui sont engagés dans des protestations légitimes”, a déclaré Saira Hussain, avocate de la Electronic Frontier Foundation.

À noter que si le propriétaire de la caméra refuse son consentement, la police pourra émettre un mandat, et ainsi utiliser le flux de surveillance de la caméra si le mandat est accordé.

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