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Accepter son côté obscur : c’est aussi prendre soin de soi !

Accepter sa part obscure

Le 12 juin c’est la journée mondiale du bien-être. Et le bien-être, c’est aussi accepter "la part obscure" qu’on porte tous en soi. Vouloir à tout prix montrer son côté positif, lumineux, heureux, épanoui peut nous faire méconnaître qu’on a tous une part cachée, sombre qui ne nous plaît pas vraiment. Plus d’explications avec le Dr Caroline, psychiatre référente de "La Grande Forme."

Pas moyen d’y échapper, on a bien tous notre part d’ombre !

Le 12 juin, c’est la journée mondiale du bien-être. Vous allez probablement en entendre beaucoup parler : comment développer son bien-être ? Comment se reconnecter à son moi profond ? Comment se faire du bien en toute simplicité ? Comment être bienveillant vis-à-vis de soi-même ? Comment trouver l’amour de soi ? Etc…

Mais cette injonction au bien-être peut parfois se révéler toxique. Non, nous ne sommes pas tout le temps bien. Et à force de nous dire qu’on doit l’être, on peut culpabiliser de ne pas arriver à se sentir zen, calme, apaisé, serein, heureux, épanoui… Or, on n’est pas toujours au top et il y a plusieurs raisons à cela : les événements de la vie (une maladie, un divorce, un deuil), le travail qu’on a à faire sur nous-mêmes : une personnalité anxieuse, des complexes qui nous semblent insurmontables, et notre fameuse part d’ombre !

Mais la part d’ombre qu’est-ce que c’est au juste ?

Freud, le plus célèbre des psychanalystes, a développé la théorie du "ça", du "moi" et du "surmoi."

  • Le moi, c’est un peu notre conscience. Ce qui nous aide à réfléchir, anticiper, raisonner. C’est notre moi conscient.
  • Le surmoi c’est notre petit juge intérieur. C’est la façon dont nous avons intégré les normes sociales : tu ne peux pas voler, ni tuer…
  • Le ça, ce sont nos pulsions. Ces pulsions sont parfois assez sauvages, c’est notre part d’ombre. Elles sont inconscientes et elles sont modérées par notre surmoi. Ça pourrait être : vouloir tuer son père (parce qu’il refuse qu’on sorte après minuit) ou voler des bijoux dans un magasin (parce qu’on n’a pas l’argent) ou coucher avec toutes les belles femmes qu’on croise (et tant pis si elles ne sont pas d’accord). Si on les laissait s’exprimer telles quelles, ces pulsions seraient destructrices. Résultat, on les refoule dans notre inconscient et on développe un surmoi qui vient mettre des règles et des limites.

Mais ce n’est pas parce qu’elles sont refoulées qu’elles n’existent plus. Les pulsions de vie, de sexe, de mort, d’agressivité existent en chacun de nous et plus vous les refoulez, plus elles risquent de bouillonner et de revenir comme un boomerang. Un exemple : le lapsus révélateur. Les lapsus sont souvent des allusions sexuelles.

Quelques exemples de lapsus célèbres :

  • "On se serre les couilles… Euh… Les coudes !"

Nicolas, jeune prêtre sur France2

  • "On a retrouvé Alexandre près d’un ragin… Euh… D’un vagin… Euh… D’un ravin !"

La journaliste Ève-Marie Lortie dans le cadre de l’émission "Salut Bonjour"

  • La fameuse “fracture du col de l’utérus” d’Ophélie Fontana qui parlait de l’humérus du Roi Albert.

Prendre soin de soi, c'est aussi prendre soin de son côté obscur

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Quels sont les signes que notre part d’ombre est bien là ?

  • Si vous pensez être quelqu’un de calme et de pondéré mais que vous vous mettez dans des rages folles, rarement mais incontrôlables, c’est peut-être votre part d’ombre qui essaie de s’exprimer.
  • Si, quand vous buvez de l’alcool, vous buvez jusqu’à être complètement saoul et ne plus contrôler ce que vous faites.
  • Si, de temps en temps, vous avez des baisses de moral incompréhensibles alors que vous avez l’impression de vraiment tout faire bien comme il faut (vous prenez du temps pour vous, mais aussi pour prendre soin des autres) : encore une fois, votre part d’ombre essaye de s’exprimer.

Comment faire alors ?

On ne peut pas laisser s’exprimer nos pulsions librement et faire tout ce qui nous passe par la tête. Il est nécessaire de refouler certaines pulsions et d’avoir un surmoi qui vient mettre un peu d’ordre. Le problème, c’est de croire que vivre des émotions négatives et désagréables, interdit ou mauvais.

Plus vous vivez vos émotions, même négatives, plus vous les accueillez, plus vite elles passent. Vivre une émotion ne veut pas dire passage à l’acte. Donc la clé, c’est de prendre conscience, d’accueillir et de vivre ses émotions même négatives, même agressives et de voir ce qu’elles ont à nous apprendre de nous-mêmes.

Retrouvez "La Grande Forme" en direct du lundi au vendredi de 13 heures à 14h30 sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio ainsi que sur différentes plateformes de Podcast.

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