Accord interprofessionnel 2021-2022 : les discussions sont dans l'impasse

Le président du Groupe des dix, Bart De Smet (FEB)
27 avr. 2021 à 04:38 - mise à jour 27 avr. 2021 à 04:38Temps de lecture1 min
Par RTBF

Les discussions pour un accord interprofessionnel n’avancent pas. A l’issue d’une nouvelle réunion avec les employeurs lundi, les syndicats concluent qu’il n’est plus possible de négocier. Une position déjà entérinée par les instances de la FGTB, et qui devrait l’être ce mardi par leurs instances de la CSC et de la CGSLB.

Ces négociations bloquent notamment autour des augmentations de salaires, limitées à 0,4% sur deux ans. C’est insuffisant pour les syndicats, qui souhaitaient pouvoir négocier des hausses de salaires plus importantes dans les secteurs qui sont bénéficiaires malgré la crise du Covid.

Mais les employeurs ne veulent pas. Ils refusent des discussions sur base des secteurs. Ils proposent une prime unique de 250 à 300 euros cette année mais uniquement dans les entreprises qui auraient vu leur chiffre d’affaires augmenter de 30%. Pour Thierry Bodson de la FGTB cela ne concernerait que quelques dizaines d’entreprises.

Autre pierre d’achoppement : la hausse du salaire minimum. Les employeurs n’en veulent pas, explique le président de la FGTB. Impossible donc sur cette base de poursuivre les négociations : c’est le blocage.

Le gouvernement fédéral avait donné aux interlocuteurs sociaux une date butoir : le 1er mai. Sans accord entre employeurs et syndicats, le dossier reviendra au gouvernement, c’est lui qui décidera. Et c’est lui qui fixera la norme salariale par arrêté royal.

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