Politique

Accord sur le plan de relance wallon, les Engagés (ex-cdH) demandent une pause pour les projets non-prioritaires

28 mars 2022 à 14:54 - mise à jour 28 mars 2022 à 14:54Temps de lecture1 min
Par Jean-François Noulet, avec Belga

Le gouvernement wallon a conclu un accord qualifié "d’inédit" avec les syndicats, les représentants du patronat et les associations environnementales. Tous ont convenu de collaborer à la relance de la Wallonie.

Parmi les nombreuses mesures mises sur la table au printemps 2021 par le gouvernement wallon dans le cadre de son Plan de relance, le gouvernement et les partenaires sociaux et environnementaux ont resserré le dispositif autour de quatre axes majeurs et d’une quarantaine de projets désormais prioritaires. Le tout représente un budget de 2,5 milliards d’euros.

La crise du Covid, les efforts à consentir pour la reconstruction après les inondations de juillet 2021 et les conséquences perceptibles pour la Wallonie de la guerre en Ukraine et des sanctions à l’égard de la Russie ont nécessité de redéfinir les projets prioritaires.

Pour l’opposition "Les Engagés" (ex-cdH), c’est l’occasion de geler les autres projets du Plan de relance qui ne figurent plus dans la liste prioritaire.

Ne pas dépenser 4,5 milliards dans du "saupoudrage entre les ministres"

C’est une bonne chose que les partenaires sociaux et le gouvernement wallon aient pu s’accorder sur des priorités dans le cadre du Plan de relance wallon, estiment les Engagés (ex-cdH). Mais, à leurs yeux, les projets qui ne correspondent pas à ces priorités -soit 4,5 milliards d’euros sur les 7 milliards du Plan de relance wallon- doivent être mis sur pause au regard de l’endettement considérable de la Wallonie.

"A l’origine, il y avait 319 projets. C’était de la folie. Maintenant, quarante actions ont été identifiées comme prioritaires pour un montant de 2,5 milliards. C’est bien mais pour le reste, qui n’est pas prioritaire, nous demandons que l’on appuie sur pause et que l’on réfléchisse à ce qu’on va en faire, que l’on se demande si les 4,5 milliards restants ne doivent pas servir eux aussi à ces priorités", demande François Desquesnes, chef de groupe des Engagés au Parlement wallon. "Cet argent, c’est de l’emprunt, ce n’est pas de l’argent que l’on a. Quand on voit les 30 milliards d’endettement de la Wallonie, on ne peut pas se permettre de dépenser 4,5 milliards dans du saupoudrage entre les ministres", a expliqué le chef de groupe des Engagés au Parlement wallon, dans une réaction à l’agence Belga.

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