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Accueillir les demandeurs d’asile sur des bâtiments flottants au Port de Bruxelles : "Difficilement compatible avec le passage des bateaux"

Les demandeurs d’asile le long du canal avant leur départ.

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L’idée émise par la secrétaire d'Etat à l’Asile et à la Migration d’installer des bâtiments flottants dans les ports belges pour accueillir les demandeurs d’asile est accueillie plus que timidement par la Région bruxelloise. Cette semaine, en commission Environnement du Parlement bruxellois, le ministre de tutelle du Port de Bruxelles, Alain Maron (Ecolo) a indiqué que techniquement, ce dispositif serait quasiment impossible à mettre en place sur le canal. Ce qu’ont dit, le 2 mars dernier, des représentants du Port de Bruxelles à l’occasion d’une réunion avec des membres du cabinet de Nicole de Moor (CD&V).

"Les représentants du Port de Bruxelles ont exprimé sur le projet les mêmes craintes que le Port d’Anvers, notamment en matière de sécurité, et rappelé que la passe navigable dans le Port de Bruxelles était relativement réduite et difficilement compatible avec l’installation de tels bâtiments flottants", a expliqué Alain Maron, interrogé par la députée MR Aurélie Czekalski. "Ils ont également rappelé les efforts déjà fournis, notamment dans le cadre du soutien au hub humanitaire situé sur un terrain du Port de Bruxelles, pratiquement le long du canal." Un hub situé entre l’avenue du Port et la drève Anna Boch.

L’idée avait été dévoilée dans la presse néerlandophone il y a un mois. Un projet de ce type existe déjà à Gand, géré et financé par Fedasil : Nicole de Moor souhaiterait le répliquer dans d’autres villes.

"L’idée reste à l’étude", confirme toujours le cabinet de la secrétaire d'Etat fédérale. "L’objectif est de rechercher dans toutes les directions pour trouver une solution à l’accueil des demandeurs d’asile et répondre à la crise actuelle."

Une décision politique

Anvers et Bruges ont entretemps rejeté la proposition des structures flottantes. Réticence également à Bruxelles où on regrette avoir appris la nouvelle par la presse. "Le Port de Bruxelles a toutefois indiqué au cabinet de la secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration que si sa demande était confirmée, elle devrait être adressée en premier chef et de manière officielle au ministre-président ainsi qu’au ministre de tutelle du Port de Bruxelles, puisqu’il s’agirait d’une décision aussi politique qu’opérationnelle", a insisté Alain Maron.

À ce stade de la démarche entreprise par le gouvernement fédéral, "il n’y a aucune demande formelle de position du gouvernement bruxellois. Ce dernier est déjà fortement sollicité par de nombreuses questions relatives à la politique de migration et, principalement, par la recherche et la mise à disposition de places pour un certain nombre de demandeurs d’asile pour lesquels Fedasil n’a pas trouvé de solution."

Dernier dossier en date : celui de l’occupation, depuis le 12 mars, par 70 personnes du futur centre de crise national, boulevard Albert II. Jeudi, une conciliation, menée par un juge de paix, entre les avocats des demandeurs d’asile et ceux de l’État fédéral (propriétaire) a abouti à une solution : l’obtention d’un hébergement digne pour chaque demandeur.

Saint Josse : la justice va-t-elle ordonner l'expulsion des 70 demandeurs d'asile ? (K. Fadoul)

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"L’idée reste à l’étude", confirme toujours le cabinet de la secrétaire d'Etat fédérale. "L’objectif est de rechercher dans toutes les directions pour trouver une solution à l’accueil des demandeurs d’asile et répondre à la crise actuelle."

Une décision politique

Anvers et Bruges ont entretemps rejeté la proposition des structures flottantes. Réticence également à Bruxelles où on regrette avoir appris la nouvelle par la presse. "Le Port de Bruxelles a toutefois indiqué au cabinet de la secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration que si sa demande était confirmée, elle devrait être adressée en premier chef et de manière officielle au ministre-président ainsi qu’au ministre de tutelle du Port de Bruxelles, puisqu’il s’agirait d’une décision aussi politique qu’opérationnelle", a insisté Alain Maron.

À ce stade de la démarche entreprise par le gouvernement fédéral, "il n’y a aucune demande formelle de position du gouvernement bruxellois. Ce dernier est déjà fortement sollicité par de nombreuses questions relatives à la politique de migration et, principalement, par la recherche et la mise à disposition de places pour un certain nombre de demandeurs d’asile pour lesquels Fedasil n’a pas trouvé de solution."

Dernier dossier en date : celui de l’occupation, depuis le 12 mars, par 70 personnes du futur centre de crise national, boulevard Albert II. Jeudi, une conciliation, menée par un juge de paix, entre les avocats des demandeurs d’asile et ceux de l’État fédéral (propriétaire) a abouti à une solution : l’obtention d’un hébergement digne pour chaque demandeur.

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