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Ecologie

Acheter des contrefaçons est mauvais pour la planète

09 juin 2022 à 13:30Temps de lecture1 min
Par Chloé Rosier

Le président de l'association de lutte contre la contrefaçon Unifab a dénoncé mercredi les effets délétères de ce fléau sur l'environnement, à l'occasion de la Journée mondiale anti-contrefaçon.

Près d'un jeune Belge sur deux achète intentionnellement des produits de contrefaçon, un vrai business qui nuit à la planète !

"Acheter des contrefaçons, c'est consommer non responsable des produits fabriqués en général à des milliers de kilomètres avec un bilan carbone absolument dramatique", a affirmé Christian Peugeot au siège d'Unifab, qui célébrait aussi ses 150 ans d'existence.

"Il faut donc faire prendre conscience aux jeunes générations des pratiques inacceptables des contrefacteurs et de leur manque de civisme", a-t-il poursuivi. Le phénomène d'achat de produits contrefaits par des jeunes est en augmentation à l'échelle belge et européenne, souligne l'édition 2022 du tableau de bord sur la propriété intellectuelle et les jeunes, et en augmentation depuis la pandémie de Covid-19.

Selon une étude réalisée par l'Unifab auprès de 25 entreprises de tous les secteurs d'activité, plus de 32 millions de fausses annonces ont été retirées en un an par ces mêmes entreprises de différentes plateformes de vente en ligne.

Aucun secteur n'y échappe

"Aucun secteur n'échappe désormais à la contrefaçon", a ainsi constaté le ministre délégué aux Comptes publics Gabriel Attal, dont le périmètre comprend les douanes, à l'origine de l'interception de 95% des produits contrefaits en France.

Alors que 43% des jeunes reconnaissent selon un sondage Ifop avoir déjà acheté au moins un produit contrefait, le ministre veut "mobiliser aussi les influenceurs dans la lutte contre la contrefaçon" tout en reconnaissant que "certains d'entre eux sont eux-mêmes vecteurs de développement" de ce fléau.

"L'un des meilleurs moyens de convaincre les jeunes générations, c'est de leur parler des sujets pour lesquels ils s'engagent, qui les préoccupent" à savoir "le climat, l'environnement et la biodiversité", argue Gabriel Attal. "En croyant faire une bonne affaire, le consommateur participe indirectement et souvent sans le savoir à la destruction de la planète", assure le ministre.

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