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Action de taxis à Bruxelles : des perturbations avenue Charles Quint, une seule bande de circulation encore disponible

20 janv. 2022 à 04:50Temps de lecture2 min
Par Bruno Schmitz

Des taxis veulent en tout cas perturber la circulation sur deux des principales entrées dans la Région bruxelloise : L’Avenue Charles Quint à la sortie de l’autoroute E40 à l’ouest et Delta à l’arrivée de la E411 à l’est.

Actuellement, sur les 3 bandes de la E40 qui arrivent à Bruxelles, sur l'avenue Charles Quint à hauteur Basilix, une seule bande est encore disponible pour circuler vers le centre. La bande réservée aux bus et la bande de circulation classique sont bloquées par une petite vingtaine de taxis. La police est arrivée sur place. Les taxis pourraient rester jusqu'à 8h. Ensuite, ils envisagent une opération escargot dans les tunnels et la petite ceinture jusqu'à la gare du Midi.


Ces taxis sont en colère. Ils ont déjà mené des petites actions de blocage ce mardi en différents endroits.
Ce sont toujours les suites du combat qui les oppose depuis des années aux chauffeurs LVC qui roulent via des applications comme Uber ou Heetch. En novembre, une décision de justice donne raison aux taxis : réserver une course via Uber par exemple ne respecterait pas la loi en vigueur en région bruxelloise. Dans la foulée, l’application Uber ferme ses services à Bruxelles. On parle de centaines, voire de milliers de chauffeurs qui perdent leurs revenus. Ces chauffeurs manifestent. Et dans la foulée, des députés s’emparent du dossier pour voter ce qu’on appelle une ordonnance "sparadrap".
En fait, un texte qui doit permettre aux plateformes comme Uber de rouler à nouveau la légalité jusqu’à ce que la région se dote d’un vrai plan taxis qui doit réorganiser le secteur à Bruxelles et qui est attendu depuis... plus de sept ans.

En mars 2018, des chauffeurs de taxi avaient perturbé la circulation sur le ring pour dénoncer que, selon eux, Uber et ses chauffeurs notamment ne respectaient pas la loi bruxelloise
En mars 2018, des chauffeurs de taxi avaient perturbé la circulation sur le ring pour dénoncer que, selon eux, Uber et ses chauffeurs notamment ne respectaient pas la loi bruxelloise B. Schmitz – RTBF

Des plateformes dans l’illégalité ?

Ce texte "sparadrap" a donc été adopté il y a un peu plus d’un mois au parlement régional, le 10 décembre. Et, depuis, Uber peut à nouveau fonctionner à Bruxelles. Elle a reçu un agrément des autorités. En échange, elle doit respecter des règles. L’une d’entre elles, c’est qu’Uber ne peut donner des courses dans Bruxelles qu’à des chauffeurs qui ont une licence limousine bruxelloise. "Or, nous avons des preuves que Uber donne bien des courses à Bruxelles à des chauffeurs qui ont une licence en Flandre ou en Wallonie. Ce qui est illégal", explique Sam Bouchal de la Febet, la Fédération bruxelloise des taxis.

Au gouvernement bruxellois, on nous confirme que des contrôles sur le terrain ont bien eu lieu ces dernières semaines. Il y aurait eu des amendes infligées à des chauffeurs venus de Flandre ou de Wallonie et la règle générale aurait été rappelée aux plateformes, dont Uber. Mais pour l’instant, rien de plus. Ce qui fait donc bondir les taxis. "Personne ne fait respecter la loi à Bruxelles, c’est le constat que nous faisons. Et donc nous allons sortir, s’il le faut, plusieurs fois par semaine, jusqu’à ce que les règles qui ont été votées soient bel et bien appliquées".

Des taxis qui parlent de concurrence déloyale pour l’instant. Quant à Uber, on nous a indiqué via un court communiqué que la plateforme fait ce qu’elle peut pour que "2000 chauffeurs puissent poursuivre leurs activités".

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