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Action Wake up for climate dans les écoles : "Les enfants sont conscients qu’il faut protéger la planète"

L'invité dans l'actu est Nadia Cornejo

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08 oct. 2021 à 08:46Temps de lecture2 min
Par Julie Calleeuw sur base de l'Invité dans l'actu de Sophie Brems

Ce vendredi, des écoles primaires et secondaires de Wallonie, Flandre et Bruxelles mènent une action, Wake up for climate — Réveillez-vous pour le climat !

Nadia Cornejo, directrice du département Campagnes et mobilisation du CNCD, à l’origine de cette campagne, était invitée sur La Première pour en parler.

"Ce qu’on a proposé aux écoles, c’est de faire du bruit, de réveiller la société civile et les responsables politiques pour qu’on agisse pour le climat, parce qu’il y a effectivement urgence et on le ressent dans le discours des jeunes et dans leur envie d’agir […] Il y en a qui vont simplement faire du bruit à 10 heures, sortir avec toute la classe et/ou toute l’école pour interpeller et exprimer leur envie de bouger. Il y en a d’autres qui font une bourse aux vêtements. Il y en a qui vont faire toute une matinée sur l’enjeu écologique. C’est donc vraiment laissé à leur discrétion".

Une récente enquête montre que 60% de jeunes se disent très ou extrêmement inquiets par rapport au changement climatique. Même en primaire ?

Le corps enseignant se questionne dans son ensemble sur comment répondre aux questionnements des jeunes et de leurs élèves

"En primaire, je ne dirais pas qu’ils sont inquiets. Les enfants, à cet âge-là, n’ont pas forcément la conscience de la gravité de la situation. Et tant mieux, j’ai envie de dire. Par contre, ils sont conscients qu’il faut protéger la planète et ne pas faire de mal aux animaux et aux plantes. C’est quelque chose qui leur parle et ils ont envie d’agir par rapport à ça. Ils voient par contre leur frère ou leur sœur, un peu plus âgé, qui est lui, par contre, un peu plus inquiet.

Et les parents ont aussi envie de faire quelque chose pour l’avenir de leurs enfants. On donne donc cette possibilité d’agir, une action collective dans leur lieu de vie. Pour les enfants qui sont à l’école toute la journée, l’objectif est de leur donner un espace d’action collective à ce moment-là, et pas seulement dimanche à la manifestation où ils seront plus en famille".


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Y a-t-il eu une évolution dans les écoles ces dernières années, dans la manière dont les enseignants abordent le thème du climat ? "Ce qu’on ressent en tout cas, c’est qu’il y a quelques années, les actions étaient liées à certains enseignants, et là, maintenant, il y a carrément des écoles entières qui se bougent. Il y a par exemple une école à Court-Saint-Étienne où c’est toute l’école en entier qui va faire sa matinée sur le sujet. On sent effectivement que ça prend de l’ampleur et que le corps enseignant se questionne dans son ensemble sur comment répondre aux questionnements des jeunes et de leurs élèves".

Aborder le sujet tout en donnant aussi des moyens d’action collective

Le CNCD mène d’ailleurs des actions dans les écoles. "On mène effectivement des actions pédagogiques dans les écoles toute l’année, notamment sur les enjeux écologiques. Et donc, on les aide effectivement à essayer de pouvoir parler de ça avec les élèves, de pouvoir aborder le sujet tout en donnant aussi des moyens d’action collective, parce que ça peut être anxiogène et c’est vraiment important d’avoir aussi des moyens de mobilisation, des moyens d’action pour ne pas se sentir seul et pour sentir qu’on agit ensemble, qu’on interpelle ensemble".

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