Adoration… Voyage au bout de l'amour

Adoration… Voyage au bout de l’amour

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14 janv. 2020 à 01:00Temps de lecture1 min
Par L'Agenda Ciné

Paul, 12 ans, est un garçon doux, réservé et solitaire, passionné par les oiseaux. Il vit au sein d’un institut psychiatrique cossu, perdu au milieu d’une forêt, là où sa mère, qui l’élève seule, travaille comme femme de ménage

C’est dans ces bois environnants qu’il passe ses journées c’est là que pour la première fois il aperçoit Gloria, une jeune fille de son âge qui vient juste d’être admise comme patiente et dont il va éperdument tomber amoureux

Amour toujours

Adoration… Voyage au bout de l’amour
Adoration… Voyage au bout de l’amour © Tous droits réservés

Avec " Adoration ", Fabrice du Welz clôture sa trilogie des Ardennes, comme il aime l’appeler.  Une trilogie qui a débuté avec " Calvaire " en 2004, son premier film, et qui s’est poursuivie 10 ans plus tard avec " Alléluia ".

L’amour : c’est l’unique, pour ne pas dire obsessionnel, sujet de ces trois films. Le réalisateur belge, nous en offre sa vision très radicale

Maladie d’amour

Adoration… Voyage au bout de l’amour
Adoration… Voyage au bout de l’amour Kris De Witte

Si la folie rôde encore et toujours, " Adoration " s’éloigne de l’amour à mort entre adultes consentants tels que l’envisageaient " Calvaire " et " Alléluia ".

En s’attachant à deux adolescents pas vraiment sortis du monde de l’enfance, Fabrice du Welz conjugue amour avec innocence… une innocence inquiète et inquiétante.

Car si malgré tout, la douceur est là avec ce personnage de Paul, si la chaleur et la lumière sont là avec ce soleil d’été, si ce tout premier amour a, comme tout premier amour, quelque chose d’idéal, d’absolu, il y a les accès de fureur de Gloria, il y a ce monde des adultes menaçant et plus ou moins hostile, il y a la déraison et le désordre intérieur comme un abîme

Cote d’amour

Adoration… Voyage au bout de l’amour
Adoration… Voyage au bout de l’amour Kris de Witte

Les histoires de Fabrice du Welz ont tout du conte. Les anges (nos deux jeunes héros) et les monstres (la plupart des adultes) s’y côtoient et les symboles sont partout, comme ces oiseaux omniprésents tout au long du film jusque dans ce tatouage sur le dos de ce gardien d’un parc aquatique fantôme (interprété par un Benoît Poelvoorde tout à fait émouvant). Quant à la nature, sublimée dans des plans de toute beauté, elle est devenue le refuge des deux adolescents en fuite, à la fois nourricière, enveloppante et protectrice

Au service de cette histoire d’amour singulière et viscérale, deux jeunes acteurs formidables : Thomas Gioria remarqué dans " Jusqu’à la Garde ", film de Xavier Legrand et Fantine Harduin seulement 14 ans et déjà un très beau parcours avec notamment la série " Ennemi public " et les films " Le voyage de Fanny " et " Dans la brume ".

Embarquez sans hésiter pour ce voyage au bout de l’amour !

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