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Regions Liège

Affaire Mathot : attention, un pourvoi en cassation peut en cacher un autre

Alain Mathot, à la sortie de la cour d’appel, le 11 mars dernier

Ce vendredi, c’est le dernier jour du délai légal pour déposer un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel de Liège qui a infligé douze mois de prison à Alain Mathot, pour corruption. L’ex-député bourgmestre sérésien l’avait annoncé, dès le jour de sa condamnation : il a effectivement signé le document. Ses arguments ne sont pas encore connus : il dispose, avec ses conseils, de huit semaines pour rédiger un mémoire complet. Il devrait vraisemblablement être question du droit à un procès équitable, compromis par la proximité de la magistrature liégeoise avec l’intéressé.

Mais c’est un deuxième pourvoi en cassation qui suscite la curiosité : il émane de l’intercommunale de gestion des déchets Intradel. Dans l’affaire de l’incinérateur à ordure, elle estime son préjudice à neuf millions. Elle en a déjà récupéré un, auprès des premiers condamnés. Mais il semble qu’une erreur la prive de la possibilité de récupérer de l’argent auprès d’Alain Mathot. Selon ce qui a été acté au cours de la troisième audience, l’avocat d’Intradel aurait limité ses réclamations au cas où l’accusation d’escroquerie serait retenue. Ce n’est pas ce qui figure dans ses conclusions écrites, et l’intéressé affirme que ce n’est pas ce qu’il a dit. Le problème, c’est que la greffière en charge du dossier, en quarantaine ce jour-là, a dû être suppléée, et que, contrairement aux habitudes, l’exactitude de la transcription des propos n’a pas été vérifiée. Alors, simple malentendu ? Le conseil d’administration d’Intradel souhaite en tout cas, dans l’intérêt des villes et communes affiliées, pouvoir utiliser toutes les possibilités d’obtenir réparation de son dommage.

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