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Affaire Mila en France : des peines jusqu'à quatre mois de prison ferme, sous bracelet électronique

Mila, le 11 avril 2022
24 mai 2022 à 14:15Temps de lecture1 min
Par Belga édité par D. V. Ossel

Le tribunal judiciaire de Paris a condamné mardi à des peines allant de trois mois de prison avec sursis à quatre mois ferme, sous bracelet électronique, six personnes, dont quatre femmes, jugées pour harcèlement et menace de mort à l'encontre de Mila.

Mila, qui vit sous protection policière, a été la cible d'un "raz-de-marée de haine" après avoir répondu en janvier 2020, alors qu'elle était âgée de 16 ans et demi, à des injures sur les réseaux sociaux sur son orientation sexuelle par le biais d'une vidéo véhémente sur l'islam.

La jeune femme, qui revendique son droit au blasphème, s'était attirée une nouvelle salve de menaces après la publication d'une seconde vidéo polémique, le 14 novembre 2020, dans laquelle elle lançait vertement à ses détracteurs: "et dernière chose, surveillez votre pote Allah, s'il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du cul, j'les ai toujours pas sortis".

Selon son avocat, Mila a reçu plus de 100.000 messages haineux et de menaces de mort depuis sa vidéo de janvier 2020. Mila n'était pas présente à l'audience mardi ni aucun des prévenus, âgés de 19 à 39 ans.

Dans son délibéré, le tribunal n'a retenu le chef de menace de mort qu'à l'encontre d'une seule prévenue, Melinda D., mère de deux enfants, déjà condamnée à plusieurs reprises pour vol, escroquerie ou conduite sans permis. Les cinq autres prévenus ont été condamnés sur le seul chef de harcèlement aggravé.

Outre les peines de trois mois avec sursis pour une prévenue et de quatre mois ferme pour une autre, deux prévenus ont écopé d'une peine de quatre mois de prison avec sursis et deux autres de six mois avec sursis.

Tous les prévenus devront en outre verser une somme de 3.000 euros à Mila en réparation du préjudice moral. Ils sont également tous privés du droit d'éligibilité pour un an.

 

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