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Standard de Liège

Alex Czerniatynski sur la situation du Standard : "Il manque un vrai patron qui ose taper du poing sur la table"

Alex Czerniatynski avant le match entre l’Antwerp Saint-Trond en mai 2018.

Un Standard en pleine crise se déplace à l’Antwerp ce dimanche après-midi à l’occasion de la 18e journée de Pro League. Alex Czerniatynski, ex-Diable Rouge passé notamment par le Standard et l’Antwerp, a évoqué la situation actuelle des Rouches au micro de notre journaliste Pierre Capart.

"Avec ce qui s’est passé dimanche dernier à Sclessin face à Charleroi, je pense que c’est mieux pour le Standard d’aller à l’Antwerp que d’affronter le Cercle ou Ostende. Si le Standard perd, on trouvera ça normal. Imaginez s’ils sont battus à Zulte Waregem ou ailleurs…". Lorsqu’il aborde la situation du Standard, l’ancien attaquant belge semble triste.

Beaucoup de personnes ne reconnaissent plus le Standard

S’il ne tolère pas la réaction des supporters liégeois, qui ont dépassé les bornes, Alex Czerniatynski comprend la colère des fans. Lui non plus ne reconnaît pas le Standard : "C’est la goutte qui a fait déborder le vase. On promet des choses chaque année aux supporters… Le public encaisse mais à un moment donné, la patience a des limites. Les joueurs ont l’air crispés sur le terrain. Je ne me rappelle plus quand le Standard a été aussi bas, surtout au niveau du jeu développé. C’est triste à dire mais il y a beaucoup de personnes qui ne reconnaissent plus le Standard".

Selon Czerniatynski, le Standard manque de caractère. "J’ai l’impression qu’il n’y a personne qui ose dire ce qu’il pense dans le vestiaire. J’ai connu Eric Gerets et d’autres joueurs qui osaient taper du poing sur la table. C’est peut-être ce qu’il manque à l’équipe. Car il y a de la qualité dans ce groupe. Les joueurs ont le niveau mais il manque un vrai patron", explique le buteur.

Avant de conclure : "C’est désormais aux joueurs de montrer que ce sont des hommes et d’oser jouer à l’Antwerp. Je ne peux m’imaginer qu’ils perdent encore une ou deux fois de suite, et que les équipes derrière gagnent…"

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