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Alexander De Croo à propos de la restitution de la "relique" de Patrice Lumumba : "Enfin"

Alexander De Croo à propos de la restitution de la dépouille de Patrice Lumumba

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20 juin 2022 à 08:57Temps de lecture2 min
Par Miguel Allo sur base l'invité de Matin Première

Le Premier ministre était ce matin l’invité de Thomas Gadisseux sur la Première. Lors de cet entretien, il a notamment été question de la restitution ce lundi 20 juin lors d’une cérémonie officielle à Bruxelles d’une " relique " de Patrice Lumumba, le premier chef de gouvernement de l’ancienne colonie belge, assassiné en 1961 à la République démocratique du Congo (RDC). Une cérémonie qui a déjà été reportée plusieurs fois, notamment en raison de la pandémie de Covid-19.

"Enfin"

Pour le Premier ministre, interrogé sur la portée de cet événement, le mot central est "enfin". Plus de soixante ans après ce meurtre, "il n’est pas normal qu’un pays indépendant comme la RDC doive attendre tellement longtemps pour avoir de la clarté par rapport à comment les choses se sont passées. Et la clarté absolue n’est malheureusement toujours pas là. Qu’elle doive attendre tellement longtemps avant de pouvoir récupérer la dépouille de quelqu’un qui a clairement joué un rôle très important dans la RDC. Et pas seulement en RDC en fait, sur tout le continent. Il y avait un grand esprit panafricain".

Le Premier ministre estime que la restitution de la dépouille de Patrice Lumumba est un moment important. "Je sais aussi que c’est un moment émotionnel important en RDC". Ce moment vient aussi après le discours du roi Philippe lors de sa visite officielle au Congo il y a maintenant plus de dix jours pour "regarder notre passé droit dans les yeux. Avec un objectif : c’est de tourner la page et d’entamer un futur ensemble".

Pourquoi ne pas utiliser le mot : excuses

Lors de la cérémonie de restitution, le Premier ministre devrait prononcer un discours. Alexander De Croo n’a pas détaillé ce matin la teneur de celui-ci. La question lui a été posée : pourquoi ne pas utiliser le mot "excuses".

Alexander De Croo estime que "le mot + excuses + nous délie. C’est de dire : je me suis excusé et puis c’est fini." Il précise que "c’est un passé que nous avons et c’est un passé qu’on ne va pas effacer". Selon le Premier ministre le terme "regret" est "beaucoup plus fort. + Regret +, c’est un sentiment qu’on a par rapport à quelque chose".

"La position que la Belgique a prise, si on la compare à ce que d’autres pays font par rapport à leur passé colonial, c’est quand même assez remarquable la position que nous prenons", expliquait ce matin Alexander De Croo. Et en ajoutant que le message (le discours du roi Philippe) qui a été donné en République démocratique du Congo a été très apprécié. "J’ai bien écouté le Président Tshisekedi qui a dit : pour nous, la discussion est close. Regardons comment on peut entamer un futur, parce que la population congolaise, elle souffre. Et cette population congolaise, elle a d’autres inquiétudes. Et ces inquiétudes c’est : qu’est-ce que je vais manger ce soir et est-ce que je vais pouvoir envoyer mes enfants à l’école ?"

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