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Alexander De Croo : "Un groupe relativement petit a trop d’impact sur nos soins, on ne peut plus éviter le débat sur la vaccination obligatoire"

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27 déc. 2021 à 10:49 - mise à jour 28 déc. 2021 à 10:05Temps de lecture1 min
Par Rudy Hermans

"Nous avons vraiment besoin de repenser tout notre raisonnement". Interrogé longuement ce week-end dans le journal flamand De Zondag, le Premier ministre Alexander De Croo a indiqué qu’il était prêt à revoir sa position sur la question de la vaccination obligatoire.

"Vous vous faites vacciner pour votre propre santé, mais aussi pour celle des autres, a-t-il expliqué. Je crois davantage en la persuasion qu’en l’obligation, mais quand on voit qu’il y a cinq fois plus de non vaccinés en réanimation, on ne peut plus éviter cette question. L’objectif est clair : il faut vacciner tout le monde. Si la voie de la vaccination obligatoire peut aider, alors j’aimerais l’envisager".

Alexander De Croo s’était jusqu’ici montré sceptique à propos d’une éventuelle obligation vaccinale généralisée, estimant encore récemment la mesure impossible à mettre en œuvre. Mais la situation difficile qui perdure dans les unités de soins intensifs le pousse à revoir son jugement.

"Un groupe relativement petit (les personnes non-vaccinées, NDLR) a trop d’impact sur nos soins. Nous ne pouvons l’admettre, a estimé le Premier ministre dans les colonnes de De Zondag. En fait, c’est une leçon importante de cette crise : restez ouvert d’esprit et osez reconsidérer votre point de vue. Nous avons vraiment besoin de repenser tout notre raisonnement. Autrefois, le plan était : comment éviter les nouvelles vagues ? Aujourd’hui, cela devrait être : comment garder les vagues aussi plates que possible ? Car soyons réalistes : Omicron ne sera pas non plus la dernière vague. Le virus va proliférer dans les années à venir. Il faut apprendre à vivre avec lui."

Rappelons que le débat sur la vaccination obligatoire n’est pas neuf, qu’il divise le monde politique, et qu’il figure encore au menu de rentrée du parlement fédéral.

En France, la pression, est mise également sur les non-vaccinés (18 décembre - JT)

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