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Alimenter le bétail autrement permettrait de nourrir un milliard de personnes en plus

Potato harvest in Lower Saxony

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19 sept. 2022 à 16:54Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Théa Jacquet

Alimenter le bétail autrement et réserver à l’homme les céréales et autres sources d’alimentation animale ainsi économisées permettrait de nourrir un milliard de personnes en plus dans le monde, selon une étude publiée lundi dans la revue scientifique Nature Food.

Environ 15% des plus de six milliards de tonnes d’alimentation animale produites par an dans le monde sont des denrées qui pourraient nourrir directement les humains.

Dans le détail, 68% des aliments qui nourrissent les volailles sont fabriqués à partir de produits également comestibles par l’homme ; la proportion est de 49% pour la production de poisson et de 38% pour le porc.

En ayant moins de concurrence entre l’alimentation des hommes et celle du bétail, "environ un milliard de personnes" en plus pourraient être nourries, a expliqué à l’AFP l’autrice principale de l’étude, Vilma Sandstrom, de l’université Aalto en Finlande.

Des alternatives comestibles identifiées

Les chercheurs ont identifié des alternatives comestibles par les animaux, non utilisées actuellement, et qui pourraient remplacer une partie de l’alimentation animale : les résidus des productions agricoles tels que paille, feuilles, drêches de distillerie (résidus provenant principalement de la fabrication de l’éthanol fait à partir de blé ou de maïs), résidus de betterave à sucre, colza, graines de coton ; mais aussi des coproduits comme les farines d’os broyés.

"Beaucoup de ces produits sont simplement laissés dans les champs ou gaspillés", explique Vilma Sandstrom. "Bien qu’ils ne soient pas immédiatement prêts à être utilisés pour nourrir les animaux, c’est un levier à notre disposition".

D’autant que la culture des plantes destinées à nourrir le bétail a un impact considérable sur l’environnement et le climat, souligne l’étude. L’élevage destiné à la production de viande représente plus de 14% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et l’agriculture utilise plus des trois quarts de l’eau douce disponible sur Terre.

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