Allemagne : un nouveau suspect dans l'affaire des policiers soupçonnés de sympathies avec l'extrême droite

Au total, 30 policiers sont suspectés.
17 sept. 2020 à 18:03Temps de lecture1 min
Par Belga

Les autorités de l’État allemand de la Rhénanie du nord-Westphalie ont annoncé, ce jeudi, qu’un nouvel officier de police a été suspendu pour sa participation à des groupes de discussions en ligne d’extrême droite, portant le total à 30 suspects.

Des dizaines de policiers en Rhénanie du Nord-Westphalie, en Allemagne, sont soupçonnés d’avoir participé à des groupes de discussions en ligne d’extrême droite. Ils y auraient notamment partagé des images d’Adolf Hitler et de croix gammées.

Une honte

Trente-quatre bureaux de police et des appartements ont été perquisitionnés par quelque 200 policiers ce mercredi, dans une enquête pour incitation à la haine raciale visant au moins 11 fonctionnaires de police. Une procédure disciplinaire a été engagée contre 30 policiers au total, qui ont été suspendus. Quatorze d’entre eux risquent de perdre leur emploi.


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Le ministre régional de l’Intérieur, Herbert Reul, qui qualifiait la veille ces faits de "honte pour la police de Rhénanie du nord-Westphalie", s’est dit choqué par le "vil caractère" de cette affaire, au cours d’une allocution au parlement régional jeudi.

Vous avez fait le serment de maintenir la loi et la Constitution

Plus tôt, à l’antenne de la radio publique WDR2, Reul a regretté que les policiers montrent "trop souvent de la solidarité avec leurs collègues".

"Oui, vous devez être unis en situation d’urgence, mais réciproquement, vous avez fait le serment de maintenir la loi et la Constitution. Et si un de vos camarades contrevient à ce serment, vous devez le signaler. C’est votre devoir", a-t-il rappelé.

 

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