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Santé physique

Allergies au pollen : plus sévères cette année et ce n’est pas fini !

Les allergiques souffrent particulièrement cette année, en raison de conditions météorologiques ayant favorisé la dispersion de fortes concentrations de pollen.
21 juin 2022 à 10:30Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

Éternuements en série, démangeaisons, crises d’asthme : les allergiques souffrent particulièrement cette année, en raison de conditions météorologiques ayant favorisé la dispersion de fortes concentrations de pollen, une tendance qui devrait s’accentuer avec le réchauffement climatique.

Associations et allergologues confirment avoir reçu un grand nombre d’appels de la part de patients, même s’il n’est pas possible de quantifier le phénomène. Difficile aussi de comparer avec les deux années précédentes, selon Pascale Couratier, directrice générale de l’association française pour la prévention des allergies.

"En 2020, il y avait le confinement, donc les gens sont moins sortis. Et l’an dernier, le port du masque a pu protéger contre les allergies", souligne-t-elle. Mais une chose est sûre cette année : "Des symptômes ont été ressentis par beaucoup et de façon très violente", résume-t-elle.

Pour se soigner, les allergologues prescrivent le plus souvent des antihistaminiques, des gouttes ou des corticoïdes, et éventuellement un traitement de long terme de "désensibilisation".

L’allergie est une réaction d’hypersensibilité lancée par une réaction immunitaire spécifique à une substance étrangère à l’organisme humain, appelée allergène, dont les pollens font partie.

Trois grandes périodes polliniques se succèdent pendant l’année. D’abord celle des pollens d’arbres (olivier, platane, bouleau, chêne…). Puis celle des pollens de graminées qui correspond à la période du rhume des foins. La saison se termine avec les pollens des herbacées et ambroisies.

La diffusion de ces pollens dépend des conditions météorologiques. La chaleur favorise la pollinisation et le vent disperse les grains de pollen dans l’air. Cette année, la chaleur, apparue tôt dans la saison, a contribué à la dissémination d’une très grande quantité de pollens de graminées.

Des saisons plus longues dans les prochaines années

Si le gros des allergies devrait se calmer après la fin juin, il faut s’attendre, dans les années qui viennent, à des saisons allergiques plus longues et sans doute plus intenses.

En cause, le réchauffement climatique…

"En 30 ans, on a déjà observé que les quantités de pollens de bouleau avaient augmenté de plus de 20%", indique à l’AFP Samuel Monnier, porte-parole du RNSA. Avec les températures qui se réchauffent à la surface du globe, certaines plantes ou arbres gagnent aussi de nouveaux territoires.

"De plus en plus d’ambroisies, qui sont des plantes très allergisantes, se déplacent vers le nord, y compris en altitude", relève ainsi M. Monnier.

"Le réchauffement climatique va entraîner des saisons polliniques plus longues, alors que la pollution rendra les pollens plus agressifs", alerte Isabelle Bossé, présidente du syndicat des allergologues.

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