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Amay : le cimetière d’Ombret est en chantier suite aux inondations, 89 corps doivent être exhumés

Vue de la partie du cimetière d’Ombret endommagées par les inondations

© RTBF – Martial Giot

A Amay, les inondations de juillet 2021 avaient ravagé une partie du cimetière d’Ombret. Son réaménagement est en cours. Il nécessite les exhumations de 89 corps. Il y a 16 mois, un mur du cimetière, déjà en mauvais état, a cédé sous la pression des eaux de ruissellement. Il s’est effondré sur des tombes, détruisant les monuments.

Vu son état, la réfection de ce mur était nécessaire. Le projet était déjà bien avancé. Puis les inondations ont détruit le mur. Les travaux sont devenus plus urgents et plus importants. Stéphanie Caprasse est l’échevine amaytoise des travaux : "Effectivement, puisque, au départ, c’est juste la réfection du mur. Les inondations sont arrivées et, là, on est sur deux allées de cimetière à refaire complètement. Il y a une vingtaine de tombes endommagées."

Anthony Pachioli, le responsable du service des travaux, ajoute : "On a rencontré la Région et on a mis un plan d’assainissement du cimetière en place avec eux. Il y a quand même 89 corps à "sortir", à placer dans l’ossuaire ou à réinstaller dans un nouveau caveau.". A ce propos, l’échevine précise : "Là, ça a été vraiment le choix des familles. Certaines ont fait le choix de mettre le corps dans l’ossuaire, certaines ont fait le choix de faire un regroupement familial et d’autres qui aimeraient laisser le corps là où il était.". Les assurances ne couvrant pas les tombes détruites, la commune d’Amay a décidé de mettre la main à la poche. L’échevine Stéphanie Caprasse explique : "La commune va prendre en charge une bonne partie des travaux. Certaines ont suggéré aussi de mettre "un petit sou", donc c’est une négociation entre nous.".

Procéder à autant d’exhumations, ce n’est pas courant. Jean-Marc Cuccuru, est fossoyeur et responsable des cimetières d’Amay : "Non, ça n’arrive pas souvent. On ne fait pas ça tous les jours, mais on en fait quand même de plus en plus. C’est particulier. On ne sait jamais ce qu’on peut trouver. S’il y a encore un cercueil ou s’il n’y a rien que la housse…". Ce travail est psychologiquement pesant. "Oui, c’est pesant. Mais moi, je fais la part des choses depuis plus de 30 ans : une fois que je rentre chez moi, je ne pense plus à rien.", confie Jean-Marc Cuccuru.

Précisons que le cimetière d’Ombret est actuellement fermé au public.

Sur le même sujet : Vews (20/07/2022)

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