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Amay : le CPAS pourrait confier la gestion des accueillantes d’enfants à une asbl privée

Inquiétude pour l’avenir des accueillantes d’enfants du CPAS d’Amay

© very_ulissa – stock.adobe.com

A Amay, le CPAS gère un service d’accueillantes d’enfants d’une dizaine de personnes (des accueillantes amaytoises et 3 de la commune de Marchin). La petite structure est déficitaire. Les subsides versés par l’ONe ne couvrent pas les salaires des accueillantes. Or Amay est sous surveillance du CRAC (le centre régional d’aide aux communes) depuis plusieurs années. Le CRAC qui a déjà pointé du doigt ces pertes pour un service qui n’est pas le "core business" d’un CPAS. Les crises Covid et énergie n’ont rien arrangé côté finances au CPAS. Il faut faire des économies. L’idée est donc, du côté d’Amay, de trouver une solution viable pour ce service : "on ne veut pas laisser ce service péricliter, ce qui sera le cas si on ne fait rien", explique Eric Englebert le président du CPAS.

Mandat a donc été donné au responsable du CPAS pour négocier une reprise du service accueillantes d’enfants par une grosse asbl liégeoise qui chapeaute déjà une centaine d’accueillantes.

 

Statuts et salaires

Pour les accueillantes amaytoises, c’est l’incertitude et le désarroi : "on ne sait pas vers où on va. On a entendu la date du 1er janvier. Les parents nous demandent s’ils doivent déjà chercher un autre milieu d’accueil", explique Morgane, accueillante depuis 7 ans et d’ajouter "s’il y a repreneur, on passera du public au privé avec quelles conséquences pour notre statut, notre rémunération, nos congés ? On n’en sait rien. On fait 50 heures par semaine. Au bout de la semaine, on est vidé mais c’est notre métier et on l’aime."

Du côté du CPAS, Eric Englebert se veut rassurant : " notre objectif est la reprise de toutes les accueillantes avec leur statut actuel salarié ou conventionné. Les parents doivent aussi être rassurés, dans ce cas, ils garderont la même place d’accueil avec le même prix à payer" mais il ajoute " les salaires et jours de congé font partie des suites de la négociation".

Les négociations vont donc se poursuivre. "Il n’y a aucune date butoir. L’idéal est en début d’année, c’est plus simple mais si on n’y arrive pas ou si la reprise ne s’effectue pas, le service restera au CPAS le temps qu’il faudra", ajoute le président du CPAS amaytois.

 

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