La couleur des idées

Anne-Cécile Vandalem : quand le théâtre questionne la fin de l’humanité

Anne-Cécile Vandalem : quand le théâtre questionne la fin de l’humanité
17 sept. 2021 à 09:16Temps de lecture1 min
Par Tania Markovic et Pascale Seys

Avons-nous échoué collectivement ? Un autre modèle de société est-il possible ? Pouvons-nous encore faire monde ? Nous faut-il nous rapprocher de la "nature" ? Quel héritage souhaitons-nous laisser aux générations futures ? Voilà un échantillon des questionnements à l’œuvre dans le travail de l’autrice, comédienne et metteuse en scène Anne-Cécile Vandalem.

Après des mois de silence, d’abstinence et de rideaux baissés, Kingdom – le dernier volet de sa trilogie entamée en 2016 sur la fin de l’humanité – était présenté pour la première fois cet été lors du Festival "In" d’Avignon. Il va maintenant tourner sur nos scènes, à commencer par celle du Théâtre de Liège à partir du 24 septembre puis, en octobre, au Théâtre National à Bruxelles.

Kingdom relate l’histoire de deux familles qui ont fait le choix de quitter l’Europe pour s’établir dans la taïga sibérienne, au milieu des arbres et d’une nature à la fois fascinante et hostile… Alors que, pour la première fois depuis l’histoire de l’humanité, une génération naît en ayant conscience que le monde tel que nous le connaissons est voué à disparaître en raison de notre inaction politique, Anne-Cécile Vandalem a décidé de placer sa saga familiale (librement inspirée du documentaire Braguino de Clément Cogitore) sous le regard des enfants. Confrontés à un monde qu’ils n’ont pas choisi, ces derniers tentent tant bien que mal d’échapper au poids d’un lourd héritage et de démêler les nœuds de la mythologie familiale. Kingdom pose la question du moyen choisi pour s’émanciper du joug familial : faut-il le fuir ? S’en accommoder ? Le défier ?

Un entretien mené par Pascale Seys à écouter ci-dessous ce samedi 18 septembre dès 11h

Sur le même sujet

Lydie Wisshaupt-Claudel : "il n’y a rien de plus qui se joue entre un adulte et un enfant que l’apprentissage"

La couleur des idées

Bruce Begout : "la ruination n’est plus possible car la solidité n’est plus au cœur de la construction contemporaine"

La couleur des idées

Articles recommandés pour vous