Sommeil

Apnée, insomnie, … : un bon sommeil permet de préserver sa santé et de réduire les risques de maladies cardiovasculaires

L'invité dans l'actu: Sandrine Daoud

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19 sept. 2022 à 10:34Temps de lecture3 min
Par Anthony Roberfroid, d'après une interview de Sophie Brems

À l’occasion de la 43e édition de la Semaine du Cœur, la Ligue Cardiologique Belge met en avant un facteur de risque méconnu du grand public : les troubles du sommeil.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès en Belgique. Outre une mauvaise alimentation, le manque de sport ou encore le tabagisme, le sommeil est aujourd’hui dans le top 10 des facteurs modifiables du risque cardiovasculaire.

On le sait peu mais se coucher entre 22h00 et 23h00, et faire des nuits entre 7 et 9 heures, favorise une bonne santé : "Un mauvais sommeil va avoir des conséquences sur différentes hormones", détaille Sandrine Daoud, la directrice générale de la Ligue Cardiologique Belge. "Par exemple, on dit aux enfants qu’il faut bien dormir pour grandir, donc l’hormone de croissance est directement impliquée. Mais il y a aussi des hormones qui vont par exemple nous donner plus faim. Si on dort moins bien, on mange plus".

Les conséquences d’un mauvais sommeil ne sont donc pas seulement une fatigue le lendemain matin ou une légère irritation du caractère : "Sur le long terme, un mauvais sommeil récurrent est un facteur de risque cardiovasculaire. Ça vous fatigue, ça fatigue votre cœur, on fait moins de sport parce qu’on est plus fatigué, il y a plusieurs conséquences, des conséquences directes et indirectes", précise l’experte avant d’ajouter : "Un mauvais sommeil peut aussi être lié à une pathologie, comme les apnées du sommeil, qui sont assez fréquentes. Et ces pathologies peuvent elles-mêmes induire des pathologies cardiovasculaires."

Quels sont les signes d’un mauvais sommeil ?

Les troubles du sommeil sont pourtant répandus dans la société, insomnie en tête. Mais les personnes atteintes de ces troubles du sommeil sont-elles pour autant un signe de problèmes de cœur ? Pas forcément selon Sandrine Daoud : "On ne veut pas être alarmiste. Ce n’est pas parce que vous ne dormez pas bien que vous allez forcément faire une crise cardiaque demain. Ce qu’on veut dire, c’est qu’il faut soigner son sommeil comme on soigne son alimentation et comme on soigne l’activité physique. Si vous avez l’impression que vous dormez vraiment mal, moins bien que la majorité de votre entourage, il faut se faire suivre par un médecin généraliste", indique-t-elle.

Reste néanmoins à détecter les signes d’un mauvais sommeil. Pour ce faire, la directrice générale de la Ligue Cardiologique Belge donne quelques indices : "Mal dormir, c’est se réveiller en étant fatigué. Ça, c’est une chose qui n’est pas normale. Avoir la bouche un peu sèche, des maux de tête, de la somnolence diurne, ou encore dormir en journée, à part si on vient de manger et qu’on est en période de digestion, c’est quelque chose qui n’est pas normal."

Comment améliorer son sommeil ?

Mais comment améliorer ses nuits et avoir un bon pour préserver son système cardiovasculaire ? Pour Sandrine Daoud, il est tout d’abord important d’interpréter les signes de son corps : "Chaque personne a un rythme de sommeil spécifique, mais il a été prouvé qu’aller dormir entre 22 et 23 heures, c’est le plus efficient pour une bonne santé du cœur. Mais il faut s’écouter, c’est le principal. Il faut prendre le sommeil quand il vient.", conseille l’experte, rappelant qu’il ne faut pas lutter contre son sommeil pour terminer sa série ou faire la vaisselle par exemple.

L’entrée dans le sommeil est donc importante, mais la sortie l’est tout autant : "Un rythme régulier de réveil, même pendant le week-end, va vous permettre d’être moins fatigué sur la longueur, d’avoir une meilleure hygiène de vie, quitte à faire une petite sieste le samedi et le dimanche, si vous avez envie d’encore dormir", détaille Sandrine Daoud

D’autres facteurs sont aussi à surveiller

Le sommeil a donc un rôle important dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires mais il est essentiel de ne pas oublier les autres facteurs à risques. Les maladies cardiovasculaires sont aussi liées à l’activité physique ou encore à l’alimentation : "Il y a des facteurs de risque cardiovasculaire silencieux, comme le cholestérol ou l’hypertension artérielle. Donc, c’est aussi pour ça qu’il faut absolument aller voir un médecin généraliste pour vérifier qu’on n’a pas de problème à ce niveau-là", conclut la directrice générale de la Ligue Cardiologique Belge.

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