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"Après le Ramadan, plus de Bruxellois iront se faire vacciner"

Alain Maron

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26 avr. 2021 à 18:31 - mise à jour 26 avr. 2021 à 18:31Temps de lecture2 min
Par Catherine Tonero

Bruxelles-Capitale semble à la traîne par rapport aux autres régions du pays en termes de couverture vaccinale. La différence est encore plus marquée pour la catégorie d'âge 85+. Et au sein même de la région, il existe d'importantes disparités entre communes. Comment y remédier? Pour en parler sur le plateau de CQFD: Alain Maron, ministre bruxellois de la Santé, et Céline Nieuwenhuys, secrétaire générale de la Fédération des Services Sociaux.

On aurait pu anticiper

Pour rattraper son retard de couverture vaccinale par rapport aux autres régions, les autorités bruxelloises ont mis en place davantage d'actions locales et ciblées de sensibilisation, notamment destinées aux communautés linguistiques et religieuses. Céline Nieuwenhuys explique: "On sait que des communes comme Schaerbeek travaillent avec des "ambassadeurs". L'idée c'est d'avoir des personnes qui ont une relation de confiance avec ces communautés qui ne parlent pas toujours notre langue ou ont moins accès à l'information, soient des personnes qui sont très bien informées et peuvent également informer".

"Aujourd'hui, nous menons un projet pilote à la Fédération des Services Sociaux avec le secteur associatif qui est aujourd'hui saturé, vue la numérisation des services publics. Mais on aurait pu anticiper", regrette-t-elle. Alain Maron rappelle que le dispositif mis au point devait d'abord vacciner "très massivement", que le système Bruvax d'inscription des Bruxellois à la vaccination a été simplifié et qu'un call-cente multilingue fonctionne maintenant depuis plusieurs semaines à Bruxelles. Depuis ce lundi, les équipes mobiles de vaccination ont aussi entamé leur travail pour les personnes en incapacité - physique ou mentale - de se déplacer dans un centre de vaccination.

Des campagnes "extrêmement ciblées"

"Maintenant, on doit se lancer dans ces campagnes d'information et de sensibilisation extrêmement ciblées", reconnaît le ministre bruxellois de la Santé, "mais aussi aider le secteur social pour aller sur le terrain et aller vers les gens. Tout ça est en cours de conception depuis longtemps [...] On accélère aujourd'hui tous les processus d'ouverture et de facilitation et on espère que ça va porter ses fruits"

"Il faut aussi savoir que la période du Ramadan vraisemblablement nous ralentit. Ce n'est pas une période propice pour les personnes de confession musulmane pour aller se faire vacciner. Un certain nombre d'entre elles hésitent à le faire ou ont d'autres types d'obligations. Et quand on interroge les personnes de cette confession, la plupart reconnait ces freins et pense qu'après le Ramadan, elles seront plus nombreuses à aller se faire vacciner", assure Alain Maron.

Alain Maron

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