Regions Namur

Après une agression, un jeune Namurois porte plainte contre les policiers venus l’aider

Le night shop où a eu lieu l’agression

© Google street

Agression dans un night shop de Jambes

Paul (prénom d’emprunt) ne décolère pas. Il se souviendra longtemps de cette nuit du 22 au 23 juillet. Après une soirée, le jeune Namurois se rend dans un night shop de Jambes pour acheter de quoi calmer sa faim. Sur place, il reçoit 2 coups de poing dans le visage, sans raison, de la part d’un inconnu.

La police est appelée mais lorsque elle arrive rue de Dave, l’établissement est fermé et l’agresseur a disparu. La victime explique son agression, puis la patrouille de police lui propose gentiment de le déposer à son domicile. Le déplacement se déroule bien puis, tout dégénère.

Une adresse improbable que les policiers ne croient pas

La victime habite un bien d’exception en région namuroise. Ou plutôt elle loue un bien dans un lieu patrimonial d’exception. Lorsque les policiers déposent le jeune homme à son domicile, ils se trouvent devant une entrée majestueuse qui protège une bâtisse de grand luxe.

Les policiers ont alors du mal à croire que le jeune agressé habite bien à cette adresse et la vérification de propriétaire du bien les conforte dans leur conviction. Le jeune homme reconnaît à ce stade qu’il a un peu enjolivé la réalité en prétendant résider dans la somptueuse propriété.

Le problème, c’est que les policiers lui ont rapidement mis les menottes avant de l’emmener au poste puis de le placer en cellule. Le jeune homme a eu beau avoir rectifié la réalité, à savoir qu’il habite bien l’enceinte du domaine, non dans le bâtiment principal, mais dans une petite maison annexe louée par le propriétaire, les policiers n’ont, d’après les dires du jeune Namurois, plus rien voulu entendre.

Pas de version policière lorsqu’une plainte est déposée

La police namuroise n’a pas voulu nous donner sa version des faits.
La police namuroise n’a pas voulu nous donner sa version des faits. © Police de Namur capitale

Du côté de la police, aucun commentaire puisque plainte a été déposée par le jeune homme. En plus d’une privation de liberté temporaire, celui-ci porte plainte pour non-respect de ses droits : à savoir pouvoir prendre un médicament important pour sa santé et obtenir de quoi se désaltérer.

Libéré à 12H30 le samedi, le Namurois qui s’estime doublement victime dans cette affaire, a immédiatement pris contact avec un avocat pour entamer une procédure. Il dit être tombé sur un policier agressif et violent, ce que le parquet aura probablement à analyser prochainement.

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