Les secrets du métier

"Arbitre de haut niveau", un statut à part entière : rencontre avec Abdelhak Chbibi

Abdelhak Chbibi, arbitre de haut niveau

© Tchic Tchac

04 juil. 2022 à 11:35Temps de lecture2 min
Par Charline Halleux

Pour ce nouveau numéro des capsules Les secrets du métier, on va parler de sport avec un ancien grand champion de Taekwondo, Abdelhak Chbibi, qui après une carrière de sportif de haut niveau s’est tourné vers l’arbitrage pour continuer à vivre sa passion.

Quand on aime quelque chose, c’est toujours compliqué d’arrêter, même si on ne sait plus le faire aussi intensément qu’on l’aimerait. Il faut donc innover, se réinventer. un certain moment, on arrive à un certain âge où on ne sait plus suivre dans le taekwondo. La seule issue, c’était en tant qu’entraîneur ou aller dans l’arbitrage. L’arbitrage c’était simple pour moi, je pouvais continuer d’exercer mon boulot et en même temps poursuivre ma passion", confie ce belgo-marocain.

Mais pour être arbitre et qui plus est un arbitre de haut niveau, il ne suffit pas de maîtriser l’art martial. Il faut d’abord avoir un certain grade et ensuite se former continuellement au sein de la fédération et surtout le faire avec le bon état d’esprit :

Je mets mon cœur dedans déjà. Si on ne met pas le cœur, la passion et qu’on n’est pas honnête, on ne peut pas être un bon juge.

Pour cet ancien champion, peu importe le niveau, que ce soit de jeunes enfants ou un combat lors d’une compétition internationale, l’état d’esprit et l’implication de l’arbitre doivent être identiques. "Quand j’étais plus jeune, j’ai vu des inégalités ou de l’injustice de la part de certains juges, et je me suis toujours dit que si un jour je devenais arbitre, je voulais faire les choses bien. C’est pour ça que je continue sans cesse à me former", explique Abdelhak Chbibi.

Mais arbitre de haut niveau, c’est un statut qui est reconnu par l’Adeps depuis 2019 et qui l’aide vraiment au quotidien, notamment au niveau financier et qui lui permet de continuer à vivre sa passion et de continuer à évoluer pour atteindre le top niveau en arbitrant notamment aux JO de 2016 à Rio de Janeiro (Brésil). "Le processus de sélection était très long. On nous testait sur notre anglais, notre arbitrage, notre niveau de forme physique et chaque étape était éliminatoire. Il fallait vraiment être passionné", explique cet amoureux des arts martiaux avant d’ajouter que sans l’aide de l’Adeps et de la fédération, il n’aurait jamais pu se permettre de telles choses !

Envie d’en savoir plus ? Les capsules "Les secrets du métier" sont diffusées les dimanches à 20h08 sur La RTBF et disponibles à tout moment sur Auvio.

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