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Asile et migration à Bruxelles : des demandeurs d’asile afghans ont manifesté à Anderlecht

Drapeau afghan (illustration)

À la veille de la Journée mondiale des réfugiés, une centaine de personnes se sont rassemblées dimanche en début d’après-midi devant le CGRA (Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides) rue Ernest Blerot à Anderlecht, pour demander à accorder l’asile aux Afghans qui sont sur le territoire belge.

Les ressortissants afghans sont venus de différentes villes du pays pour manifester. Ils avaient avec eux des drapeaux de l’Afghanistan et des banderoles demandant d’arrêter les renvois du territoire. Quelques-uns d’entre eux se sont couchés au sol dans des sacs de couchage pour montrer qu’ils survivent dans des conditions rudimentaires.

 

Ils ont enlevé leurs chaussures un temps pour faire valoir qu’elles sont usées par les 5400 kilomètres parcourus depuis Kaboul. Ce rassemblement a été organisé à l’initiative de plusieurs groupes issus de la communauté afghane en Belgique et du mouvement "Amitié sans frontières" créé en soutien aux réfugiés par des militants du PTB.

Il sera répété tous les 20 de chaque mois avec l’objectif de générer une nouvelle dynamique autour de la cause des demandeurs d’asile afghans déboutés. "Les gens se demandent comment le directeur du CGRA Dirk Van den Bulck a pu dire en mai que la situation en Afghanistan n’a jamais sur ces 25 dernières années été aussi sûre que maintenant", rapporte Riet Dhont, représentante d’Amitié sans frontières. "C’est pour cela qu’on est venus devant le CGRA. Les Afghans qui sont en contact avec leurs familles veulent faire savoir que la situation qu’on leur décrit n’est pas sûre, qu’il y a des irruptions dans les maisons, que les femmes et des minorités sont opprimées… Ils remarquent qu’il n’y a pas de presse pour relater tout cela. Ils sont inquiets pour leurs familles".

Elle ajoute que des demandeurs d’asile se plaignent que "leurs dossiers sont en traitement depuis des années et que ce qui se passe maintenant avec les Talibans qui ont pris le pouvoir n’est pas suffisamment pris en compte. Des décisions négatives tombent bec l’ordre de quitter la Belgique, mais ils ne peuvent pas être renvoyés en Afghanistan dont le gouvernement n’est pas reconnu".

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