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Athlétisme

Athlétisme : les conflits à la ligue francophone se poursuivent

La Ministre des Sports, Valérie Glatigny, va s'impliquer dans le dossier de la bonne gouvernance à la LBFA

Comme nous vous le révélions récemment, des administrateurs de la Ligue Francophone d'Athlétisme (LBFA) ont attaqué de front le président Thomas Lefebvre. Leurs griefs étaient centrés sur des atteintes à la bonne gouvernance de la ligue. Aujourd’hui, ces administrateurs rebelles sont menacés de sanctions. La Ministre des Sports, Valérie Glatigny, va prendre les choses en main.

Demande de révocation

Bonne gouvernance, éthique, transparence. Autant de valeurs bafouées par le Président de la LBFA, nous disait, preuves à l’appui, l’administrateur Olivier Parvais, dans notre article paru le 11 février dernier. Le Président de l’USBW (club de Braine-l’Alleud) entré récemment au conseil d’administration, le clamait haut et fort : pour diriger, Thomas Lefebvre manipulait, intimidait.

Ce lundi, le conseil d’administration se réunissait. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il fut tumultueux. En présence d’Olivier Parvais et de Paul-Emile Chenois (un autre administrateur révolté), les débats ont été durs. Et ont abouti à l’introduction par le président d’une procédure au pénal contre les deux administrateurs pour diffamation, harcèlement et injures. Une procédure à laquelle se rajoutait leur demande de révocation (auprès de la future assemblée générale) pour nuisance à l’image de la ligue d'athlétisme. Des procédures approuvées 10 voix contre 3.

Des voix s'élèvent

Mais en interne, certains parlent et confirment que ces procédures ont pour but de faire taire les administrateurs qui dénoncent ces faits de mauvaise gouvernance. Pour rappel, Olivier Parvais dénonçait, entre autres, le placement de près d’un million d’euros en bourse, des règles administratives bafouées ou encore l’injection par la ligue de 200.000 euros dans une société privée.

La Ministre s’en inquiète et certains clubs demandent des explications

Le pouvoir politique semble vouloir réagir afin d'éclaircir la situation au sein de la LBFA. Cette semaine des questions parlementaires ont été posées en commission "sport' du Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles. La ministre des Sports, Valérie Glatigny, a par ailleurs convoqué les plaignants pour entendre leurs doléances et analyser, en profondeur (on parle d’un audit), les faits reprochés aux principaux dirigeants. Par ailleurs lors de la prochaine assemblée générale (le 26 mars), les clubs auront l’occasion de poser leurs questions à ces mêmes dirigeants. Certains clubs veulent y voir clair et ont visiblement décidé de demander des comptes en envoyant des questions écrites. Une fois celles-ci envoyées, certains dirigeants de ces clubs ont été contacté en ligne directe par la haute direction de la ligue. Objectif : que ces clubs retirent leurs questions qui doivent être publiquement posées lors de l'assemblée générale. Une pratique qui n'a visiblement pas plu. Certains membres (qui veulent rester anonymes) de ces clubs évoquent même des pressions inadmissibles.

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