RTBFPasser au contenu
Rechercher

Justice

Attentats du 13 novembre : une plaidoirie collective des parties civiles pour un procès hors norme

Le palais de justice de Parsi
23 mai 2022 à 13:03Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Alain Lechien

Une "inédite" plaidoirie collective, pour un procès hors norme. Au procès des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015, les avocats des parties civiles, rescapés ou proches des victimes, ont commencé lundi leurs plaidoiries, prévues pour durer jusqu’à début juin.

"Comment en quelques minutes, vous dire l’infinie diversité des victimes et le lien qui les rassemble ? C’est infaisable. Nous allons donc vous présenter autre chose, une autre forme de plaidoirie, inédite, à laquelle ont participé une centaine d’avocats", a déclaré Me Frédérique Giffard face à la cour d'assises spéciale de Paris, dans un propos introductif.

Ces avocats, qui représentent environ deux tiers des près de 2400 parties civiles au procès, ne plaideront pas pour leur client mais pour "la communauté" des parties civiles, dans une plaidoirie organisée par thèmes.

Pendant cinq jours, les avocats doivent se succéder à la barre pour traiter de sujets transversaux comme "le détournement de la religion" ou "la musique comme instrument de la terreur" (lundi), "le Bataclan", "le Stade de France" et "les terrasses" (mardi) ou encore "le stress post-traumatique", "les addictions", "la culpabilité du survivant" (mercredi).

Cette volonté de "coordination" qui vise à ne pas créer d'"inégalité des armes" face aux 14 accusés dans le box, a poussé plus d’une centaine d’autres avocats à renoncer volontairement à plaider pour s’en remettre à leurs confrères.

Sur le même sujet

Procès des attentats de Paris : Abdeslam parle de sa soirée du 13 novembre: "J'ai renoncé par humanité, pas par peur."

Belgique

Attentats de Paris : "J'ai enlevé le déclencheur de mon gilet explosif", déclare Salah Abdeslam sur le 13 novembre

Justice

Articles recommandés pour vous