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Le 8/9

Au gré des modes, le "Purikura" est toujours un véritable succès au Japon

Tradition Revue de Presse

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04 août 2020 à 07:46 - mise à jour 04 août 2020 à 07:462 min
Par Olivier Hartiel

Debout devant un long miroir, deux lycéennes en uniforme ajustent leur coiffure. Plus loin, des étudiantes retouchent leur maquillage. Dans ce sous-sol d’un grand magasin du quartier branché de Shibuya à Tokyo, elles attendent leur tour pour prendre un purikura. Parmi les différents titres et sujets de la revue de presse, Cyril a développé ce phénomène de l’ancêtre du selfie dans le 8/9 de ce mardi matin.

“Kawaii” au “purikura”

Véritable phénomène de société de la fin des années 1990 au Japon, cette sorte de photomaton augmenté fête ses 25 ans et reste populaire dans l’archipel, malgré la concurrence des smartphones et de leurs selfies, dont il est l’ancêtre. À la différence des photomatons ordinaires, les purikura, abréviation japonaise de print club, permettent de prendre des photos à plusieurs, les retoucher, les agrémenter de décorations ou encore écrire dessus avec un stylet. “Pour nous, c’est un élément indispensable du quotidien, explique Nonoka Yamada, une lycéenne de 17 ans. Toutes les filles de ma classe en font.”

Cela permet d’avoir l’air kawaii (mignon), de transformer son visage

Au gré des modes

Cyril ajoute encore que le marché du purikura a culminé en 1997 avec 101 milliards de yens de recettes (l’équivalent à l’époque de 689 millions d’euros), selon l’Association japonaise de l’industrie du divertissement (JAIA). Son déclin a ensuite été accéléré par l’arrivée des premiers téléphones portables avec appareil photo intégré. En 2018 il ne pesait plus que 23,9 milliards de yens (190 millions d’euros). Il existait encore environ 10.000 purikura au Japon en 2018, cinq fois moins qu’en 1997, selon la JAIA. Bien que moins visibles, ces machines ont continué à trouver leur public, en s’adaptant aux modes, elles-mêmes inspirées par les avancées technologiques.

Bien que moins visibles, ces machines ont continué à trouver leur public, en s’adaptant aux modes.

Enfin, selon l'AFP, l’une des raisons du succès durable du "purikura" est qu’il "a toujours été un moyen de communication", estime la chercheuse. Dans les années 1990, "il n’y avait pas de réseaux sociaux mais les filles découpaient la planche de 16 photos qui sortait de la machine, en collaient une partie dans un cahier spécial et se promenaient avec le reste, qu’elles se montraient et s’échangeaient", comme une version analogique des photos sur les réseaux sociaux d’aujourd’hui. Comme toute l’industrie du divertissement, les "purikura" ont subi l’impact de la pandémie de coronavirus.

L’article complet est à découvrir sur RTBF Tendance.

La revue de presse, c’est tous les jours de la semaine à 8h30 dans Le 8/9 en radio et en télé sur la Une.

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