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Au Royaume-Uni, nouvel épisode des grèves de la colère face à l'inflation

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18 août 2022 à 12:33Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Estelle De Houck

Le Royaume-Uni connait à partir de jeudi une nouvelle salve de débrayages massifs dans les transports, la poste, les ports, plus gros  mouvement de grève depuis des décennies se poursuivant depuis le début de l'été face à l'inflation qui dévore le pouvoir d'achat des Britanniques.

En pleines vacances scolaires, seul un train sur cinq circulait jeudi dans le pays. Des dizaines de milliers d'employés du rail étaient appelés à cesser le travail par les syndicats RMT, TSSA et Unite, et Network Rail, le gestionnaire public du réseau, incitait les usagers à éviter ce mode de transport. 

Les passagers qui bravaient l'injonction étaient pourtant compréhensifs, alors que les hausses de prix généralisées, qui ont dépassé 10% le mois dernier Outre-Manche pour la première fois en plus de 40 ans, dévalorisent les salaires des Britanniques.

Le plus gros mouvement de grève du rail depuis 1989, à la fin des années Thatcher, pourrait "se poursuivre indéfiniment", prévient le secrétaire général du RMT, Mick Lynch jeudi, les débrayages des cheminots se poursuivant par épisodes depuis juin, faute d'accord salarial.

Les mouvements se multiplient dans le pays. Vendredi, l'ensemble du réseau de transport de Londres sera quasi paralysé, et restera très perturbé pendant tout le week-end tandis qu'un autre jour de grève des trains est prévue samedi.

Des mouvements dans d'autres secteurs

Si la grève n'implique pas directement le personnel de l'Eurostar, le train qui emprunte le tunnel sous la manche, l'opérateur a lui aussi dû diminuer le nombre de ses services en raison de la réduction des horaires sur l'ensemble des lignes britanniques

Dimanche, les dockers du port de Felixstowe (est de l'Angleterre) - le plus gros pour le fret dans le pays - démarrent une grève de huit jours, menaçant de mettre à l'arrêt une grande partie du trafic de marchandises du pays.

Postiers, employés de l'opérateur télécoms BT, manutentionnaires d'Amazon, mais aussi avocats pénalistes ou éboueurs ont également débrayé ou prévoient de le faire.

Les mouvements pourraient durer au-delà de l'été, et se propager aux fonctionnaires de l'enseignement ou encore de la santé, où Unite a taclé des offres salariales "misérables" de 4%.

Partout le mot d'ordre est le même: les employés réclament des revalorisations de leur paie en phase avec l'inflation, qui a atteint en juillet 10,1% sur un an et pourrait dépasser 13% en octobre.

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