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Avec la disparition des voitures thermiques, l’exclusion d’une partie de la population risque de s’accentuer…

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Fin du moteur thermique en Europe, nuances …

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La Chronique Economique, en semaine à 8h30 et 17h30 sur Classic 21

"Malheur à moi, je suis nuance" disait le philosophe Nietzche. J’adore cette phrase, car elle va à l’encontre de l’esprit actuel qui se nourrit d’idées définitives et bien arrêtées.

On l’a vu pendant le Covid-19 où une bonne partie des citoyens s’est transformée en spécialistes médicaux et l’on voit aussi avec l’Ukraine où chacun est devenu expert en géopolitique. Pour la fin des voitures thermiques neuves, c’est un peu la même situation. Les députés européens viennent de voter la mort programmée des véhicules thermiques pour 2035. C’était un combat entre les pays du nord de l’Europe comme les Pays-Bas, le Grand-Duché du Luxembourg, l’Autriche, la Norvège et la Suède et les pays du sud et de l’est de l’Europe, qui comme par hasard ont une industrie automobile sur leur sol. La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie ou la Slovaquie avaient donc le pied sur la pédale de frein.

Au final, la date de 2035 va s’imposer à tout le monde. Les pays du sud espèrent que la clause de revoyure en 2028 leur permettra de gagner quelques années, mais la messe semble dite. Car aucun industriel automobile ne va baser ses plans d’avenir sur une hypothèse fragile. Lorsque je parlais de "nuance" en évoquant le philosophe Nietzche, c’est parce que ce combat entre l’Europe du sud et du nord ne doit pas être caricaturé, les questions sont réelles…

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