Avec la météo maussade, les Belges se ruent sur les last minutes au soleil

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Par Sophie Mergen

A dix jours de la rentrée des classes, un premier bilan s’impose : l’été belge semble bel et bien pourri. Humidité, grisaille : la couleur du ciel a inévitablement un impact sur le moral.

Si, au départ, de nombreux Belges avaient décidé cette année de passer leurs vacances au pays, vu les restrictions liées au coronavirus, la météo a quelque peu changé leurs plans.

En cette deuxième quinzaine d’août, les demandes de last minutes vers des destinations ensoleillées explosent. Chez Brussels Airlines, le nombre de réservations pour des vols last minutes a augmenté de 15% en l’espace d’une semaine.

Même constat chez le tour-opérateur Tui. "Ces trois dernières semaines, nous avons enregistré 50% de réservations en plus que les semaines précédentes" détaille Sarah Saucin, porte-parole de Tui. "Cette semaine, on enregistre même une hausse de 20% par rapport à la même période il y a deux ans, avant la crise covid".

Les zones rouges ne refroidissent plus les Belges

Chez Tui, les destinations les plus prisées sont les îles grecques, les îles espagnoles et le sud de l’Espagne continentale. Soit, exclusivement des zones rouges. Mais cela ne semble plus freiner les ardeurs des vacanciers avides de retrouver du soleil.

A l’aéroport de Charleroi, nombreux sont ceux qui ont réservé leurs vacances sur un coup de tête, quelques jours avant le départ. "La météo ici, ce n’était plus possible !" lance Samy, occupé à enregistrer ses bagages. "On a réservé notre vol et notre hôtel hier à 22h30, vraiment à la dernière minute ! Et nous voilà ici à l’aéroport, prêts à partir" ajoute Anthony, le sourire aux lèvres derrière son masque.

"Ce n’était pas vraiment prévu, mais on a besoin de soleil et de chaleur" explique un autre voyageur. "Il y a très peu d’endroits où on peut aller en zone verte, donc on n’a pas spécialement fait attention à ça. Mais on est vaccinés et on fait attention aux règles sanitaires" ajoute-t-il.

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Difficile de contenter tout le monde

Dans l’agence de voyages Pascal Noël à La Louvière, les clients défilent. "Il y a énormément de demandes pour des voyages fin août, début septembre. On commence d’ailleurs à être un peu saturés. L’offre étant limitée à l’Europe, ça devient compliqué de trouver des possibilités de voyages dans des budgets corrects, surtout que les jauges sont toujours limitées dans les hôtels" explique Valérie Van Roosbroeck, employée dans l’agence de voyage.

"On doit parfois se tourner vers des tour-opérateurs alternatifs, notamment français. On redirige certains clients vers des voyages au départ de Lille" ajoute Valérie Van Roosbroeck.

Des prix à la hausse

Vu l’ampleur de la demande, et l’offre qui reste limitée, les prix sont en augmentation. "Un jeune couple a payé 1200 euros par personne dans un 4 étoiles à Corfou, là où en temps normal ils auraient pu trouver l’équivalent pour 600 euros. Mais les gens ont tellement besoin de vacances qu’ils sont prêts à mettre le prix" explique-t-on au sein de l’agence.

Les avions n’ayant aucun mal à se remplir, les prix des vols en toute dernière minute ont également tendance à grimper.

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