Icône représentant un article audio.

Jupiler Pro League

Avec Ronny Deila, le nouveau coach du Standard, "le public n’aura pas intérêt à arriver en retard au stade…"

Avec Ronny Deila, le nouveau coach du Standard, "le public n’aura pas intérêt à arriver en retard au stade…"

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Après plusieurs semaines de vrai/faux suspense, le Standard a donc contracté le Norvégien Ronny Deila pour conduire ses troupes. Coach titré de New York City (MLS) ces deux dernières saisons, Deila arrive à Liège précédé d’une réputation de coach dynamique, fédérateur… et parfois strip-teaseur.

Je ne sais pas si Ronny Deila est le coach idéal pour le Standard, mais ce qui est certain, c’est que Sclessin ne va pas s’ennuyer avec lui " explique depuis Montréal Matthias Van Halst, un journaliste belge free-lance suivant de très près le championnat nord-américain. " Deila prône un football dominant et énergétique, toujours porté vers l’avant, avec des combinaisons au sol rapides et des passes tranchantes qui cassent les lignes. Il veut s’installer dans le camp adverse et maîtriser le jeu… même s’il ne fait pas de la pure possession à la Pep Guardiola : Delia veut des à-coups et de grosses accélérations qui acculent l’opposant… Mais New York était aussi très efficace sur les phases arrêtées, ce qui prouve que le travail à l’entraînement était très structuré. "

Matthias Van Halst
Matthias Van Halst © Tous droits réservés

Ronny Deila est aussi surnommé par certains " le Jurgen Klopp norvégien " pour son pressing haut, ses attaques rapides et son coaching dynamique et très extraverti.

" Avec New York, les débuts de mi-temps étaient toujours complètement fous ! (sic) " reprend Van Halst. " En football, la plupart des buts sont souvent marqués en fin de match, quand les équipes fatiguent ou se relâchent tactiquement. Avec le New York de Deila, c’était tout le contraire : l’équipe a marqué plus de 60 goals sur la saison… mais 10 ont été inscrits durant le premier quart d’heure et 16 autres en début de 2e mi-temps ! Donc avec Deila, on sort toujours des vestiaires à fond les ballons (sic) : s’il fait pareil au Standard, le public n’aura pas intérêt à arriver en retard ! "

Ronny Deila lors de sa période au Celtic Glasgow (2014-16)
Ronny Deila lors de sa période au Celtic Glasgow (2014-16) AFP

Un strip-tease à Sclessin ?

C’est une image qui a fait le tour du monde : lors des célébrations du titre MLS de New York, Ronny Deila ôte sa chemise, puis son pantalon… pour simuler un strip-tease face au public, nu comme un ver avec, pour dernier bout d’étoffe, son caleçon !

" C’était un pari qu’il avait fait s’il enlevait la Coupe MLS… et quand j’ai vu ça, j’ai directement repensé à Aragon Espinoza, le gardien du Standard qui avait plongé dans la Meuse (NDLA : lors du titre liégeois de 2008). Deila est un homme chaleureux et très extraverti, et ça peut très bien matcher avec le public du Standard… Mais il faudra d’abord qu’il assure du beau jeu et des résultats ! Après, c’est le genre d’image qui fait parler de votre club dans le monde entier ! "

Ronny Deila enchaînant les pompes... en caleçon, lors de la fête de la Coupe MLS
Ronny Deila enchaînant les pompes... en caleçon, lors de la fête de la Coupe MLS © Tous droits réservés
Loading...

D’autant que la patience, une fois n’est pas coutume, sera manifestement une vertu conseillée pour le public de Sclessin. Car à New York, la mayonnaise Deila n’a pas tout de suite pris…

En 2020, le Norvégien arrivait après deux coaches, Patrick Vieira et Domenec Torrent, qui avaient fait de bons résultats. Le groupe joueurs leur était très attaché et les attentes étaient donc élevées. Et de fait, les résultats se sont un peu fait attendre : Deila a perdu 5 de ses 6 premiers matches en MLS… avant de terminer 7e, puis d’enchaîner par un titre lors de sa 2e saison. Mais son prédécesseur avait aussi connu un démarrage difficile, donc on lui a laissé le temps d’imposer sa griffe. Connaissant le contexte, Deila n’était pas non plus venu avec ses gros sabots… et il a d’emblée prôné la patience : le Norvégien aime avoir un groupe à sa main et sa méthode nécessite une certaine durée. Reste à voir si la nouvelle direction du Standard ne sera pas trop exigeante au début, dans sa volonté de marquer le coup… "

" Deila veut se reprofiler en Europe "

En attendant, l’ex-coach du Celtic et de Valerenga retrouve donc l’Europe après son passage outre-Atlantique.

Je pense que Deila veut se remontrer en Europe et retrouver une visibilité qui lui permettra d’aller plus haut. Le Standard reste un club historique et le football belge demeure un bon tremplin. En MLS, les salaires des joueurs sont connus… mais on ne sait rien de ceux des coaches : il faudrait voir sa fiche de paie, mais Deila a sans doute reçu du groupe 777 une offre qui ne se refuse pas… (sourire) Je pense que Deila peut ramener des couleurs et un jeu chatoyant à Sclessin… s’il obtient les joueurs requis pour son approche. J’entends que le Standard va produire un gros mercato et que beaucoup de choses vont changer à Sclessin. Je le répète : il faudra juger le travail de Deila sur la durée. Mais au niveau des résultats et de l’ambiance, il ne pourra pas faire plus mal que le Standard de Luka Elsner… "

Ronny Deila (au milieu) lors des festivités avec New York City, ce printemps
Ronny Deila (au milieu) lors des festivités avec New York City, ce printemps © Tous droits réservés

Articles recommandés pour vous