Tarmac

Aya Nakamura : dans son nouvel album "DNK", la queen se livre

© Label Rec. 118, Warner Music France

L’actualité est très chargée pour Aya Nakamura. Elle passait ce jeudi devant le Tribunal de Bobbigny avec son ex-compagnon Vladimir Boudnikoff suite à une nuit qui avait dégénéré en violences au sein du couple, désormais séparé. A peine le temps de souffler que dès minuit ce vendredi, Aya fait à nouveau la Une mais cette fois pour son talent d’artiste : la Queen est de retour avec son quatrième album DNK ! Un album dans lequel Aya se livre plus qu’elle ne l’a jamais fait jusqu’ici. Voici ce qu’on en a pensé !

DNK : Quand Nakamura raconte Danioko

Commençons par l’emballage. D’abord le nom de l’album. DNK, c’est pour son nom de famille Danioko. Dans cet album, Aya parle davantage de Danioko que de Nakamura et ça se ressent du début à la fin. En même temps, c’est toujours avec un peu de pudeur. C’est en tout cas ce que la cover évoque, Aya pose avec une cagoule. On ne voit que ses yeux, elle ne se dévoile que très peu. Ou peut-être plutôt juste ce qu’il faut.

Aya et ses équipes ont mis une attention particulière sur les fonctionnalités Spotify. Quand on écoute l’album sur la plateforme, on retrouve plusieurs interludes qui sont en fait des bouts d’interviews dans lesquels l’artiste évoque ses processus de création. Sur son feat avec SDM, avec le son "Daddy", à la place des paroles on retrouve une "Storyline". D’ailleurs on peut même y lire un mot de SDM : "Aya, c’est la numéro 1. C’est la boss. Comment lui dire non ?". Et oui, comment lui dire non ! On a d’ailleurs vraiment kiffé ce son qui donne envie de se déhancher tout en sensualité.

Et SDM n’est pas le seul feat sur cet album. On y retrouve également la révélation 2022, Tiakola dans "Cadeau", Myke Towers sur le son "T’as peur" et la chanteuse Kim pour un son aux saveurs R’n’B sur une prod' zouk, "Chacun".

A propos de feat, il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Passons en revue DNK.

All-in

Dès l’intro, on est plongé dans le bain. Avec "Corazon", Aya nous embarque directement dans sa vague afro-caribéenne qu’elle maîtrise si bien. Et puis "Corazon", ça veut dire cœur. C’est bien de cela dont il va s’agir sur les 15 titres que composent DNK.

Au niveau des sonorités, Aya reste fidèle à elle-même tout en ajoutant quelques cordes à son arc. Avec "Baby", Aya utilise sa formule magique habituelle. Un son dansant et sensuel, un refrain qui reste dans la tête. Bref, le banger de l’album, c’est ce titre dont le clip très 90’s cumule déjà 6,1 millions de vues sur Youtube.

Un album qui s’avère teinté de zouk d’un bout à l’autre. Une couleur zouk qu’elle pousse un cran un tout petit plus loin que sur ses projets précédents. "SMS", c’est clairement ça. D’ailleurs, Aya le dit elle-même, "ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un son zouk". La prod' rappelle, elle aussi, les zouks des années 1990-2000. Cette sonorité on la retrouve également dans son featuring avec Kim sur le titre "Chacun", qui flirte également avec le R’n’B.

Avec "Belek" c’est un shot de shatta qu’on se prend. Et ça fait du bien. La shatta c'est une sorte de variété de dancehall aux accents caribéens. Pareil avec "Goût" qui puise également dans des vibes afrobeat et sur lequel on s’ambiance très clairement. Aya joue avec les sonorités afro-caribéennes en mixant à sa guise les différents styles. Sans oublier, les sonorités R’n’B comme sur "Tous les jours" qui feront kiffer les plus nostalgiques.

Au-delà de sa capacité à jouer avec les 50 nuances d’afro, on a kiffé retrouver une Aya plus intime. Aya parle de love. Spéciale mention pour son titre "J’ai mal". Dans l’interlude Spotify qui nous amène à ce titre, l’artiste explique : "C’est bien aussi la fête, mais il y a aussi des moments de peine. On peut revenir dans la réalité un petit peu. […] Je ne suis pas qu’une meuf qui fait des sons pour les boîtes de nuit".

Dans ce titre, Aya Nakamura pousse la voix et parle d’une histoire d’amour qui est vouée à se terminer, de ce moment juste avant le point de non-retour, ce moment où l’on "s’entend mais on ne s’écoute plus". "Tu seras où au final quand tout ça sera fini ?", voilà la question qui habite l’artiste dans ce titre mais également en trame de fond dans l’album.

Une zone de confort maîtrisée

Tout au long des 15 titres et 43 minutes, Aya fait du Aya. Et ce n’est pas forcément mal. C’est efficace. Elle parvient à nous embarquer et à rester authentique. C’est vrai qu’on s’attendait à être un peu plus surpris tant sur les sonorités que sur les textes. On se doutait que l’album serait un peu plus personnel et c’est vrai que dans l’écriture on pensait qu’elle irait un peu plus loin. Mais après tout, ce n’est peut-être pas nécessaire. Aya sait parler de choses complexes avec simplicité. Et c’est peut-être ça le secret de sa formule magique. Alors pourquoi changer une équipe qui gagne ?

Et pour gagner, Aya Nakamura ne fait pas ça à moitié. Son album très attendu et bientôt ses 3 dates à l’Accor Arena qui se sont arrachées en quelques heures à peine. Et pour les fans belges, elle sera aussi cet été aux Ardentes, le 6 juillet prochain.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous